Environnement

Projet MobiliSense – Expositions à la pollution de l’air et au bruit liées aux habitudes personnelles de transport

Intérêt général

Dernier VISA délivré : 2019X706SA

Dernière mise à jour :

Fiche synthétique

Titre de l'enquête

Projet MobiliSense - Expositions à la pollution de l'air et au bruit liées aux habitudes personnelles de transport : effets à court terme et à plus long terme sur la santé -

Service demandeur

Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm)

Visas attribués sur la période

  • 2019X706SA
  • 2018X705SA
  • 2016X719SA

Informations complémentaires

Périodicité Ponctuelle ou pluri-annuelle

Unité enquêtée Individu ou Ménages

Champ géographique Agglomération

Champ statistique

Le champ de l’enquête recouvre les individus âgés entre 30 et 64 ans d’un échantillon représentatif de la population de Paris et sa première couronne. L’untité statistique dans les analyses sera au niveau de la mesure des paramètres biologiques des 1 000 individus, soit par exemple 8 000 mesures de spirométrie, 49500 de mesures de pression artérielle ambulatoire, etc.

Lié à un règlement européen

Non

Objectifs

Le projet MobiliSense vise à étudier les effets de la pollution de l’air et du bruit liés aux habitudes personnelles de transport sur la santé respiratoire et cardiovasculaire. Ce projet est entièrement financé par le Conseil Européen de la Recherche (ERC Consolidator 2014). Le projet MobiliSense a pour objet d’alimenter le débat public. Cette étude est en phase avec des efforts en matière de politiques publiques au niveau Européen dans le champ du Transport (Programme Paneuropéen sur les Transports, la Santé et l’Environnement, PPE-TSE), pour la régulation de la pollution de l’air (paquet législatif « Air pur pour l’Europe » de décembre
2013), et pour la régulation du bruit (directive européenne sur le bruit). Dans un contexte où la France a été sommée par la Commission Européenne de mettre en place des actions pour réduire les concentrations de certains polluants et l’exposition au bruit, le projet MobiliSense est également pertinent pour des politiques nationales visant la réduction des nuisances liées au transport (par exemple, le Plan National Santé – Environnement 2014 – 2018).

Au total, les objectifs du projet MobiliSense sont :
– de quantifier la contribution des habitudes personnelles de transport à l’exposition des individus à la pollution de l’air et au bruit ;
– d’examiner si les expositions à des polluants de l’air et au bruit liées au transport sont associées à des changements sanitaires à court terme et sur deux ans ;
– d’examiner si les comportements de mobilité et les expositions liées au transport contribuent aux disparités socio-économiques de santé ;
– et de construire et de livrer un outil d’aide à la décision pour les politiques publiques.

Historique, évolution et faits marquants

L’enquête prospective MOBILISENSE est une nouvelle enquête. Pour autant cette nouvelle enquête s’appuie sur l’expérience et les résultats scientifiques et techniques acquis au cours de l’enquête de la cohorte RECORD (2007-2015) et plus particulièrement sur ses élargissements, telles que les enquêtes RECORD-GPS (2011-2013) et RECORD-MC (Multicapteurs).

Concertation avec les utilisateurs

Un comité scientifique est constitué par les membres du Comité de pilotage (équipe permanente NEMESIS), par des acteurs locaux et des experts de renommée internationale spécialistes du bruit, de la pollution de l’air et des maladies cardiovasculaires et respiratoires.

Période de collecte

La collecte est prévue pour la première vague entre le 1er décembre 2016 et le 20 novembre 2017 ; pour la seconde vague entre le 1er décembre 2018 et le 30 novembre 2019. Tous les 6 mois (cinq fois de suite), les participants seront invités à remplir le questionnaire spatial VERITAS et à prélever des échantillons de leur cheveux et de leurs ongles.

Précisions champ géographique

Cette étude couvre le territoire du Grand Paris (Paris, les communes de la petite couronne et quelques communes de la grande couronne : Argenteuil, Athis-Mons, Juvisy-sur-Orge, Morangis, Paray-Vieille-Poste, Savigny-sur-Orge, Viry-Châtillon). Elle prévoit de recruter un échantillon représentatif de 1 000 individus âgés de 30 à 64 ans y résidant.

Mode de collecte

Des enquêteurs confirmés recrutés dans l’équipe NEMESIS de l’unité 1136 de l’Inserm expliqueront les modalités de l’enquête par téléphone et prendront rendez-vous avec les individus sélectionnés. Ces personnes sélectionnées seront ensuite interviewées en face à face à domicile et invitées à porter les capteurs personnels pendant 8 jours aussi bien lors de la première vague que de la seconde vague. Au cours de l’entretien à domicile, les enquêteurs feront signer un formulaire d’information et de recueil du consentement (CNIL), lesquels rappelleront les objectifs de l’enquête, les modalités de l’enquête (avc deux vagues successives), le type d’information et de données collectées par les capteurs personnels, la confidentialité des données recueillies en accord avec la CNIL, les droits d’accès (données anonymisées, droit d’accès aux données), et la possibilité de se désengager à tout moment. Ensuite, les enquêteurs interrogeront les participants à l’aide du questionnaire standardisé et les équiperont des capteurs personnels (GPS, accéléromètre, capteurs de mesure de paramètres environnementaux et biologiques) qu’ils devront porter pendant 8 jours de suite. Le même protocole sera reproduit lors de la seconde vague où les mêmes participants seront ré-interrogés et ré-équipés. A chaque vague, chaque enquêté bénéficiera d’un bilan personnel établi à l’aide des paramètres mesurés par les capteurs personnels au cours des 8 jours (exposition personnelle au bruit, à la pollution de l’air) et des relevés sur leur santé cardiovasculaire et respiratoire (tension artérielle, fréquence cardiaque, test respiratoire, etc.).

Organisme collecteur

Inserm – UPMC, UMRS 1136 – Institut Pierre Louis d’Epidémiologie et de Santé Publique (IPLESP), Équipe NEMESIS, équipe N°8.

Taille échantillon visée

1000