Avis du Cnis
Intérêt général Du 01/01/2023
au 31/12/2027
Date de l'avis : 29/09/2022
Organe d'avis : Commission Services publics et services aux publics
Intérêt général
Dernier VISA délivré : 2024X705AU
Dernière mise à jour :
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Intérêt général Du 01/01/2023
au 31/12/2027
Date de l'avis : 29/09/2022
Organe d'avis : Commission Services publics et services aux publics
Conformité Du 01/01/2024
au 31/12/2025
Date d'examen : 26/06/2024
Commission d’examen : Ménages
Enquête SHARE (Survey on Health, Ageing and Retirement in Europe) – Vague 10
Université Paris Dauphine - Laboratoire d'économie et de gestion des organismes de santé (Legos)
Périodicité Ponctuelle ou pluri-annuelle
Unité enquêtée Individu ou Ménages
Individus âgés de 50 ans et plus vivant en logement ordinaire + conjoints/partenaires vivant sous le même toit sans critère d’âge.
Critères d’exclusion a priori usuels en enquêtes ménages : personnes ne maitrisant pas suffisamment la langue française d’une part, personnes incarcérées, insitutionnalisées, hospitalisées ou résidant à l’étranger durant l’intégralité du terrain d’autre part.
Les répondants à une vague de SHARE sont à nouveaux sollicités lors des vagues ultérieures selon une logique longitudinale (panel). Pour pallier l’attrition de ce panel (déménagement, lassitude éventuelle, décès), des échantillons de rafraichissements sont sélectionnés à intervalle régulier, toutes les deux vagues.
Oui
SHARE (Survey on Health, Ageing and Retirement in Europe) est un projet européen de recherche articulé autour d’enquêtes en population générale portant sur les thématiques de la santé, des soins, de l’emploi et de la retraite, de la situation socio-économique et financière, des relations sociales et familiales, ou des conditions de vie et de logement.
L’objectif premier du projet SHARE est de fournir à la communauté académique et institutionnelle des données de cohorte détaillées permettant d’analyser la dynamique du vieillissement de la population en Europe ainsi que ses répercussions économiques, sociales et sanitaires de façon pluri-thématique et pluri-disciplinaire. Les données SHARE sont ainsi mobilisées dans les champs de l’économie, la sociologie, la santé publique et l’épidémiologie, la psychologie ou la démographie.
Le projet SHARE constitue une infrastucture de données et de recherche qui s’articule autour de l’enquête SHARE classique, qui en constitue la pierre angulaire, et d’un ensemble de collectes de données annexes qui ont enrichi (et parfois remplacé) l’enquête usuelle.
Le questionnaire de SHARE classique a été amendé au fil des vagues pour prendre en compte l’évolution du contexte social et des questions scientifiques associées.
Le dispositif SHARE classique a été remplacé (en vague 3) ou complété (en vague 7) par un recueil rétrospectif sur les histoires de vie des personnes de 50+ ans, appelé SHARELIFE. Celui-ci s’intéresse aux conditions de vie (santé, socioéconomique…) dans l’enfance ainsi qu’à la succession d’évènements survenus au cours de la vie : enfants, partenaires, emplois, logements, etc.
Les vagues 6 et 8 ont été accompagnées de recueils de données “physiques” spécifiques auprès de sous-échantillons de participants : prélèvement de goutes de sang séché pour recueil de marqueurs biologiques (vague 6) et mesure de l’activité physique et des déplacements grâce au port d’un accéléromètre (vague 8).
Une enquête complémentaire en lien avec la pandémie de Covid a été développée et conduite (par téléphone) à deux reprises entre les vagues 8 et 9 auprès de l’ensemble du panel SHARE : SHARE Covid v1 à l’été 2020 et SHARE Covid v2 à l’été 2021.
L’enquête satellite HCAP, portant spécifiquement sur la cognition des personnes de 65+ ans, est également conduite auprès des répondants SHARE éligibles dans 5 pays (dont la France) à l’été 2022.
L’enquête SHARE “classique” existe sous une forme globalement inchangée depuis 2004 : 9 vagues se sont succédées entre 2004 et 2022.
Des collectes spécifiques ont complété et parfois remplacé l’enquête SHARE classique au fil du temps, pour enrichir les données recueillies et prendre en compte les évènements spécifiques de la période (crise économique de 2008, pandémie de Covid). Ces opérations de collecte satellites sont décrites dans la section “Place dans un dispositif statistique”.
Pas d’extension géographique ou de représentativité infra-nationale dans SHARE.
Historique du taux de participation : taux de participation initial ~ 30% et taux de participation panel (probabilité conditionnelle de participer à nouveau) ~ 80%
La pandémie de Covid a eu les mêmes répercussions sur l’enquête SHARE que sur les autres enquêtes ménage en cours au moment de l’émergence du virus : ainsi, la vague 8 de SHARE, qui avait débuté en novembre 2019 a dû être arrêtée brutalement en mars 2020 au moment des périodes de confinement en Europe. Le taux de participation sur le panel n’a pu être que de 50% (contre 75 ou 80% en règle générale) en raison de cet arrêt brutal.
La participation en vague 9 a été signitificativement plus faible qu’au cours des vagues précédentes (le taux de participation global des ménages est de 53% dans le panel et de 17% dans l’échantillon de rafraichissement) sans que l’on puisse déterminer à ce stade si cette sous-performance est imputable à une conjoncture défavorable (pandémie de Covid, évènements en Ukraine, contexte politique national,…) ou reflète une tendance plus structurelle vis-à-vis de l’enquête SHARE ou des enquêtes ménage face-à-face en général.
On ne relève pas d’autre fait marquant spécifique — autre que les opérations de collecte annexes décrites par ailleurs dans les sections “Historique” et “Place dans un dispositif statistique”.
Aucune concertation avec les partenaires sociaux ou les associations représentatives n’est menée au niveau national, essentiellement en raison des contraintes d’harmonisation stricte du questionnaire au niveau européen.
Financements nationaux pour la production de l’enquête : Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, TGIR Progedo, CNSA, CNAV, Université Paris-Dauphine-PSL, COR. Financements européens (European Research Executive Agency) et nationaux (Université Paris-Dauphine-PSL, CNSA) pour la valorisation et la recherche. Financement spécifique de l’ANR dans le cadre du consortium LifeObs pour le développement méthodologique en continu de l’enquête.
La comitologie du projet SHARE est organisée au double échelon européen et français.
A l’échelle européenne, SHARE est organisé en Consortium Européen pour les Infrastructures de Recherche (European Research Infrastructure Council, ERIC). La comitologie du projet placée sous l’égide de ce SHARE-ERIC s’articule autour d’une assemblée générale et de 3 conseils : un conseil de surveillance scientifique, un conseil d’administration et un conseil de validation méthodologique.
À l’échelle de la France, la gouvernance proprement dite s’est limitée à la tenue d’un conseil scientifique réunissant des anciens responsables de l’enquête pour la France, des responsables de l’enquête SHARE dans d’autre pays et des chercheurs experts des données SHARE.
En outre, l’équipe SHARE de Paris-Dauphine organise des rencontres bilatérales avec ses principaux financeurs (Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, TGIR Progedo, CNSA, CNAV, COR) selon une périodicité semestrielle ou annuelle, et présente l’enquête et ses principales utilisations lors de conseils et de réunions à leur demande. Elle s’inscrit également depuis 2022 dans le consortium d’enquêtes LIFEOBS (réunissant l’Ined, l’Insee, Paris-Dauphine, Université de Bordeaux, Université de Strasbourg) ; cette infractusture LIFEOBS bénéficie d’un financement de l’ANR pour une durée de 8 ans.
Le questionnaire principal de l’enquête SHARE est organisé selon une vingtaine de modules thématiques qui couvrent les aspects suivants : santé physique et mentale, aptitudes cognitives, comportements à risque, recours aux soins sanitaires et de long terme, assurance santé et dépendance, habitudes de vie et activités quotidiennes, traits de caractère, préférences personnelles et croyances, emploi et retraite, prestations sociales, revenus, patrimoine, habitudes de consommation et d’épargne du ménage, conditions de logement, composition familiale et relations sociales, services et aide à la personne apportés ou reçus.
Le questionnaire drop-off est thématique et son contenu est laissé à la libre appréciation de chaque pays. En vague 9, en France, il intégrait les mesures suivantes : couverture assurance maladie obligatoire (CMU, ALD) et complémentaire (niveau de couverture offert, satisfaction, montant des primes), mesures de préférences temporelles et d’aversion (au risque, à l’ambiguïté, à l’impatience…), perception des risques de survenue d’évènements indésirables dans le futur (dépendance, décès). Le contenu du questionnaire drop-off de la vague 10 est encore en cours de définition.
Le questionnaire “fin-de-vie” cherche à documenter les aspects suivants : conditions (lieu) du décès, prise en charge au cours des derniers mois de vie (gestion de la douleur, recours aux soins,…), maintien des aptitudes cognitives, impact de la pandémie de Covid (sur la prise en charge de la personne, la présence des proches,…), transmission du patrimoine.
En vague 9, un auto-questionnaire avait été soumis aux enquêteurs SHARE afin de mieux connaitre leur profil (ancienneté, niveau d’études, activité annexes), leurs pratiques professionnelles, leurs représentations et leurs opinions vis-à-vis du métier d’enquêteur, des enquêtes en général et de SHARE en particulier, leur perception du vieillissement et des personnes âgées dans la société, etc. Ce protocole ne sera pas reconduit en vague 10.
L’enquête SHARE classique a lieu tous les deux ans environ. Le terrain de l’enquête se déroule sur plusieurs mois (entre 4 et 6 mois), généralement en hiver et au printemps. Les enquêtes satellites récentes ont eu lieu aux périodes suivantes : SHARE Covid v1 en juin-juillet 2020, SHARE Covid v2 en juin-juillet 2021, SHARE-HCAP de juin à septembre 2022.
La prochaine vague de SHARE (vague 10) est prévue pour se tenir entre octobre 2024 et avril-mai 2025
Le mode d’administration dominant de SHARE est le face-à-face. Le protocole prévoit ainsi que le questionnaire principal de SHARE soit administré en face-à-face par un enquêteur au domicile du répondant.
Le mode d’administration téléphonique est utilisé de façon complémentaire et plus ponctuelle, pour les premières prises de contact, l’étape de vérification de la composition du ménage ou dans le cas d’entretien spécifique avec le proche d’un panéliste SHARE décédé (entretien “fin-de-vie”). Par ailleurs, ce mode téléphonique a été privilégié pour l’administration des deux vagues de l’enquête ad hoc sur le Covid de l’été 2020 et l’été 2021.
L’auto-questionnaire “enquêteurs” a été soumis via Internet (CAWI) aux enquêteurs de la société d’enquête intervenant sur SHARE.
Enfin, un questionnaire papier (drop-off) d’une vingtaine de questions est auto-administré, c’est-à-dire rempli par le répondant lui-même.
Société d’enquête privée (choisie par marché public). Lors des 4 denières vagues de SHARE (6, 7, 8, 9) c’est la société Kantar Public qui a assuré la maîtrise d’oeuvre de l’enquête.
Le temps de réponse au questionnaire principal de SHARE durant la vague 9 oscillait entre 60 et 75 min. Le questionnaire principal de SHARE en vague 10 étant peu modifié par rapport à la vague 9, nous nous attendons à des durées d’entretien assez similaires.
La durée varie largement (d’un coefficient x2 parfois) selon l’historique de participation (questionnaire initial vs. longitudinal), le statut du répondant dans le ménage (“référent” ménage ou non, 1er ou 2e membre du ménage interrogé), le lieu de résidence (logement privatif ou institution), l’âge et les difficultés du répondant, et le recours ou non à un tiers pour aider la personne âgée à répondre (proxy).
Le temps d’administration du questionnaire principal est sensiblement plus long (+15min en médiane) lors de la première participation à SHARE, au cours de laquelle sont recueillies des informations “invariantes” qui ne seront plus collectées à l’avenir, ou qui feront simplement l’objet d’une confirmation par le répondant. De même, certaines informations (relatives au logement, aux enfants, au budget ou au patrimoine) ne sont recueillies qu’au niveau “ménage” et les questions associées ne sont donc posées qu’une seule fois au sein d’un même foyer. Ainsi, la durée d’entretien est logiquement plus longue pour la personne désignée comme “référente” pour ces questions au sein du ménage (qui est généralement la première à être interrogée). Si les échantillons SHARE tirés initialement ne couvrent théoriquement que les personnes vivant en logement privatif, le suivi longitudinal propre à la logique de cohorte prévaut ensuit : ainsi les personnes déménageant en institution médico-sociale (EHPAD, etc.) entre deux vagues de SHARE sont suivies et se voient soumettre un questionnaire adapté, amputé de certains modules qui n’ont pas de pertinence dans ce cas là (logement, recours aux soins, soins à la personne etc.). Enfin, les questionnaires sont plus longs à administrer lorsque le répondant est en situation de “fragilité” (grand âge, déficiences auditives, visuelles ou cognitives, fatigue, etc.). Dans ces cas de figure, afin d’alléger la contrainte pour le répondant et accessoirement faciliter le travail de l’enquêteur, le répondants SHARE peut se faire aider par un proxy pour répondre à l’entretien. Le recours à un proxy contribue aussi, à l’inverse, à alléger le questionnaire de certains modules “subjectifs” pour lesquels le proxy n’est pas en situation de répondre à la place de l’enquêté (cognition, santé mentale, bien-être, espoirs et croyances…) et donc à raccourcir la durée de l’entretien.
Le remplissage du questionnaire complémentaire (drop-off) prend environ 10 min. La durée du questionnaire “fin-de-vie” est de 20-25 minutes. Enfin, le questionnaire Internet adressé aux enquêteurs en vague 9 était rempli en 15 minutes en moyenne.
Le questionnaire SHARE prévoit le recueil de nombreuses informations “sensibles”, en particulier l’état de santé (physique, mentale, cognitive) et le recours aux soins, les revenus (d’activité, de prestations…) et le patrimoine. Enfin, par nature, le questionnaire “fin-de-vie” aborde des sujets particulièrement délicats et potentiellement douloureux pour les répondants.
Contrairement à ce qui a pu être le cas par le passé (gouttes de sang séché en vague 6, port d’un accéléromètre en vague 8), la vague 10 de SHARE ne prévoit pas de recueils nécessitant une “intervention physique” sur le répondant — qui avaient fait l’objet en leur temps de demandes d’autorisations spécifiques relevant du champ de la recherche sur la personne humaine (CCTIRS/CPP).
Lors des 3 premières vagues de SHARE, l’enquête était conduite exclusivement par l’Insee et ne portait que sur 7 (anciennes) régions françaises. A partir du rafraichissement d’échantillon de la vague 4, et à l’occasion de l’arrivée d’une société d’enquête privée pour asssurer la maîtrise d’oeuvre de l’enquête, l’ensemble des régions de France métropolitaine ont été couvertes.
Le panel de répondants SHARE est sollicité lors de toutes les vagues successives selon une logique longitudinale, tant qu’ils peuvent et souhaitent répondre. L’échantillon d’ensemble a toutefois fait l’objet de rafraichissements réguliers, lors des vagues 2, 4, 6 et 8. Un nouveau rafraichissement de l’échantillon est prévu pour cette prochaine vague (10).
Les principes généraux du plan de sondage sont demeurés inchangés lors des différents tirages successifs au titre du rafraichissement, aux différences près dans la base de sondage mobilisée au fil du temps. Il s’agit d’un tirage de “ménages” à deux degrés. Le 1er degré consiste en un tirage d’unités primaires à partir de l’échantillon maître de l’Insee et le 2e degré consiste en un échantillonnage de “ménages” correspondant à des logements privatifs en résidence principale (= fiches-adresse), stratifié par âge des membres du ménage (connu par le biais du RP).
L’usage a été de découper l’échantillon de rafraichissement en un échantillon principal et 2 ou 3 échantillons de réserve, généralement de plus petite taille, dont le déclenchement ou non dépendait de la performance réalisée sur l’échantillon principal.
Le modèle et la méthode de tirage de l’échantillon de rafraichissement pour la prochaine vague de SHARE (v10) vont changer plus en profondeur. En effet, le tirage sera désormais effectué sur des “logements” à partir des données fiscales (environnement FIDELI) et les unités primaires concernées par l’enquête SHARE seront sélectionnées au 1er degré par un tirage ad hoc directement à partir de la base de sondage FIDELI complète (et non pas sélectionnées à partir de l’échantillon-maître NAUTILE de l’Insee). La spécification précise du 1er degré de tirage, et notamment le choix des variables pour équilibrer le tirage, est en cours de définition en collaboration entre la maîtrise d’ouvrage (Université Paris Dauphine-PSL) et la division Sondages de l’Insee. Il en va de même pour les spécifications du tirage de 2e degré (stratification, taille, découpage en échantillons principal et de réserve, etc.) qui devraient toutefois être assez similaires aux vagues précédentes.
| Type | Diffusé | Date prévue après milésime | Commentaires |
|---|---|---|---|
| Résultats statistiques | Non | Compte tenu des temps de post-traitement nécessaires (vérifications, nettoyages, pseudonymisation), les données d’une vague de SHARE sont mises à disposition du public en intégralité environ 1 an après la fin du terrain. Ainsi, à titre indicatif, et sous réserve du respect du calendrier prévisionnel, les données complètes seront rendues publiques en juin ou juillet 2025. Dans le cas des enquêtes SHARE-Covid, ce délai avant mise à disposition des données a été réduit à 4 ou 5 mois. Les publications de synthèse associées à une vague donnée de SHARE interviennent généralement 6 mois plus tard, soit environ 1 an et demi après la fin du terrain, aussi bien à l’échelle européenne (methodology volume, first result book) qu’au niveau français (note de synthèse des résultats). |
Dernière mise à jour :
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Intérêt général Du 01/01/2018
au 31/12/2022
Date de l'avis : 29/11/2017
Enquête SHARE (Survey on Health, Ageing and Retirement in Europe) – Vague 9
Université Paris Dauphine - Laboratoire d'économie et de gestion des organismes de santé (Legos)
Unité enquêtée Individu ou Ménages
Au sein des ménages en France métropolitaine, dont un membre est âgé de 50 ans ou plus, sont interrogés au maximum deux individus : un éligible (âgé de 50 ans ou plus, tiré au hasard s’il y en a plusieurs) et son conjoint éventuel quel que soit son âge. SHARE réinterroge les individus éligibles des ménages ayant répondu à au moins une des vagues précédentes. Les individus qui ont déménagé et ceux qui sont entrés en institution sont suivis.
Oui
Le projet SHARE a pour objectif de mieux analyser les problèmes économiques et sociaux liés au vieillissement de la population en Europe. Pour la première fois en Europe, une cohorte dédiée aux personnes âgées s’articule autour de trois grands thèmes : santé, économie et sociologie. Elle est utilisée par les chercheurs en médecine, santé publique, épidémiologie, psychologie, sociologie, démographie, économie et statistique ; et permet des comparaisons internationales. Les vagues 1, 2, 4, 5 et 6 de SHARE concernent essentiellement des questions sur la situation, au moment de la collecte, des personnes de 50 ans ou plus, et SHARELIFE (vagues 3 et 7) s’est intéressé à l’historique de la vie des répondants. Les données collectées lors de la vague 8 de SHARE compléteront les données issues des vagues antérieures de l’enquête.
Depuis sa création, SHARE est « une enquête de chercheurs pour la recherche ». En s’inspirant des expériences étrangères similaires (Health and Retirement Study aux États-Unis, et English Longitudinal Survey on Ageing en Angleterre), des chercheurs Européens, sous l’impulsion d’un conseil scientifique international, ont lancé en 2002 le projet SHARE. Le questionnaire (commun à tous les pays) est rédigé par le comité du questionnaire sur proposition du conseil scientifique ; de sorte que les thèmes de recherches les plus innovants sont pris en compte à chaque nouvelle vague, tout en assurant une qualité optimale de recueil de l’information.
La Commission Européenne, désireuse de disposer d’une enquête européenne totalement harmonisée, a financé la majorité des coûts de SHARE durant les trois premières vagues. À partir de la vague 4, les financements Européens de SHARE sont réservés aux travaux de coordination internationale et de soutien à l’innovation méthodologique. La collecte terrain repose donc sur des financements nationaux. L’inscription de SHARE par la Commission Européenne au programme ESFRI (European Strategy Forum for Research Infrastructures), l’inscription par la France au titre des TGIR (Très grandes infrastructures de recherche), la création en 2011 d’un SHARE ERIC (European Research Infrastructure Consortium) – dont la France fait partie depuis la vague 7, la nouvelle forme de gouvernance des projets de recherche mise en place par la Commission Européenne et les États pour faciliter les activités scientifiques internationales, tout cela devrait contribuer à soutenir les vagues futures de l’enquête.
Deux instances assurent la gouvernance de SHARE en France :
• Un comité de pilotage de cinq chercheurs et statisticiens directement impliqués dans la
gestion de l’enquête.
• Un conseil scientifique composé de sept chercheurs.
Et une coordination internationale depuis 2011, ERIC (European Research Infrastructure Consortium) Allemagne, Autriche, Belgique, Pays-Bas, République Tchèque et Italie ont approuvé les statuts. La Suisse, Israël sont associés. La France a rejoint SHARE ERIC au lancement de la vague 7.
Les thèmes principaux de l’enquête sont les suivants :
• Santé : santé physique, santé mentale, comportements à risque, pathologies, soins, activité physique, questionnaire fin de vie, etc.
• Économie : revenus, consommation, dépenses de santé, assurance santé, épargne, actifs, pensions, transferts et aides, etc.
• Travail : niveau d’éducation, statut d’emploi, retraite, etc.
• Social / Famille : logement, démographie du ménage, relations intergénérationnelles, relations sociales, croyances et opinions, etc.
La collecte se déroulera à partir de novembre 2019 et jusqu’à mai 2020.
Elle est réalisée par entretien en face à face sous CAPI et questionnaire papier auto-administré. L’utilisation de « Proxy » est autorisée, en présence du répondant.
Le temps médian de passation du questionnaire est évalué entre 42 et 63 minutes environ (selon qu’il s’agisse d’une personne seule, d’un couple, du panel ou de l’échantillon de rafraîchissement).
La vague 8 de SHARE consiste donc en une ré-interrogation des répondants des vagues précédentes (c’est-à-dire toute personne éligible par l’âge dont le ménage a répondu au moins une fois à SHARE, sauf celles qui auraient déménagé à l’étranger, ou seraient hospitalisées), à laquelle viendra s’ajouter un échantillon entrant dont la taille sera ajustée pour maintenir (si le financement le permet) au moins 4 000 individus répondants. L’échantillon d’entrants sera tiré par l’Insee de manière à ce que l’échantillon total des personnes interrogées soit représentatif des 50 ans ou plus.
| Type | Diffusé | Date prévue après milésime | Commentaires |
|---|---|---|---|
| Résultats statistiques | Non | Les résultats sont mis à disposition du plus large public sous les conditions légales et de confidentialité propres à chaque pays. Les données centralisées sont mises à disposition des organismes d’études et de recherche européens ainsi que des institutions. L’accès est rapide et gratuit (après signature d’un engagement de bonne conduite) pour l’ensemble de la communauté scientifique mondiale via le CentERdata, www.share-project.org. En France, la diffusion des données détaillées de la vague 8 est prévue pour la fin de l’année 2021. |
Dernière mise à jour :
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Intérêt général Du 03/05/2012
au 31/12/2017
Date de l'avis : 03/05/2012
Conformité Du 01/01/2015
au 31/12/2015
Date d'examen : 08/10/2014, 25/01/2017
Commission d’examen : Ménages
Qualité statistique
Enquête SHARE - 6e Vague. Sixième vague du panel européen Santé, vieillissement et retraite
Université Paris Dauphine - Laboratoire d'économie et de gestion des organismes de santé (Legos)
Périodicité Ponctuelle ou pluri-annuelle
Champ géographique France métropolitaine
L’enquête SHARE s’intéresse aux individus de 50 ans ou plus.
Au sein des ménages dont un membre est âgé de 50 ans ou plus sont interrogées au maximum deux individus : un éligible (âgé de 50 ans ou plus, tiré au hasard s’il y en a plusieurs) et son conjoint éventuel quel que soit son âge. SHARE réinterroge les individus éligibles des ménages ayant répondu à au moins une des vagues précédentes.
Oui
Le projet SHARE a pour objectif de mieux analyser les problèmes économiques et sociaux liés au vieillissement de la population en Europe. Pour la première fois en Europe, une cohorte dédiée aux personnes âgées de 50 ans et plus s’articule autour de trois grands thèmes : santé, économie et sociologie.
L’originalité du projet est de mettre à la disposition des organismes d’études et de recherches européens une base de données multidisciplinaire, longitudinale, internationale harmonisée, offrant des informations scientifiques fiables au niveau individuel pour analyser les interactions complexes entre facteurs sociaux, économiques et de santé à l’oeuvre dans le contexte d’augmentation généralisée de l’espérance de vie.
Pour la 6ème vague, les modifications apportées visent à mieux cerner le phénomène du vieillissement et à rendre compte de l’impact réciproque des facteurs économiques et sociaux sur l’état de santé.
Depuis l’origine en 2002, SHARE est une enquête qui permet des comparaisons internationales et est
utilisée dans des domaines très variés (médecine, santé publique, épidémiologie, psychologie,
sociologie, économie et statistique). Dès son lancement SHARE a eu pour ambition de constituer une base de données individuelles sur une cohorte d’individus interrogés tous les deux ans.
La vague 5 de SHARE (2012-13) vient compléter les trois vagues précédentes (2004-05, 2006, 2008-09, 2010-11) pour continuer à prendre en compte la dimension dynamique du vieillissement.
La vague 6 de SHARE (2015) visent à mieux cerner le phénomène du vieillissement et à rendre compte de l’impact réciproque des facteurs économiques et sociaux sur l’état de santé.
Le projet est porté par le Laboratoire d’Économie (équipe santé : LEDA-LEGOS) de l’université Paris Dauphine et soutenu notamment par l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques (Insee). Il est doté d’un consortium scientifique d’utilisateurs, composé de huit institutions, et de deux instances de gouvernance (comité de pilotage et comité scientifique).
Ministère de la recherche et de l’enseignement supérieur, CNSA, INSERM, EHESS, CNAV.
Les thèmes principaux de l’enquête sont les suivants :
· Santé : santé physique, santé mentale, comportements à risque, pathologies, soins, activité physique, questionnaire fin de vie, tests physiques (force de préhension et test de souffle.
· Economie : revenus, consommation, dépenses de santé, assurance santé, logement, épargne, actifs, pensions, transferts publics, etc.
· Social/Famille : démographie du ménage, éducation, relations intergénérationnelles, relations sociales, transferts, participation associative, etc.
La collecte se déroulera de janvier à septembre 2015.
Entretien en face à face sous CAPI et questionnaire papier auto-administré
L’utilisation de ” Proxy ” est autorisée, en présence du répondant.
La réalisation de la collecte sur le terrain est confiée à l’institut de sondage TNS Sofres.
L’échantillon de la sixième vague est constitué de l’échantillon longitudinal. On réinterroge les individus membres de l’échantillon originel ayant répondu à au moins l’une des quatre vagues précédentes.
Le panel est renouvelé régulièrement par un échantillon d’« entrants » pour maintenir environ 2 500 individus répondants et rester représentatif de la population cible.