Avis du Cnis
Intérêt général Du 01/01/2024
au 31/12/2028
Date de l'avis : 23/11/2023
Organe d'avis : Commission Territoires
Intérêt général
Dernière mise à jour :
Retrouver plus d'information sur le cheminement d'une enquête sur cette page
Intérêt général Du 01/01/2024
au 31/12/2028
Date de l'avis : 23/11/2023
Organe d'avis : Commission Territoires
Enquêtes Mobilité Certifiées Cerema (EMC²)
Autorités Organisatrices de la Mobilités (AOM)
Centre d'études et d'expertise sur les risques, la mobilité et l'aménagement (Cerema)
Périodicité Ponctuelle ou pluri-annuelle
Unité enquêtée Individu ou Ménages
Enquête-Coeur : Individus de 5 ans et plus qui appartiennent à un ménage ordinaire résidant dans la zone d’étude / le périmètre défini par la collectivité.
Extension éventuelle aux logements étudiants dans ce périmètre (seulement les grandes villes étudiantes).
Option : Pour les options le champ est réduit aux seuls individus âgés de 15 ans et plus, interrogés en seconde phase
Non
EMC²-Coeur :
1. Pour la collectivité : fournir une vision globale et cohérente du fonctionnement du territoire enquêté en terme de mobilité-voyageur, en fournissant une photographie des déplacements réalisés par les habitants de ce territoire un jour moyen de semaine, quel que soit le mode de transport – y compris la marche – et quel que soit le motif et leurs caractéristiques socio démographiques. Le cœur peut contenir quelques questions locales propres à chaque collectivité (cf. annexe 1).
2. Pour le Cerema : le standard EMC² assure une comparabilité des indicateurs de mobilité dans le temps et l’espace.
EMC²-Options :
Elles peuvent, ou pas, être choisies par la collectivité en fonction des objectifs de connaissance à satisfaire sur le territoire. Elles sont souvent construites à partir d’un sous-échantillon du cœur.
Notamment, l’option week-end permet de réinterroger les personnes sur leurs déplacements du samedi et/ou du dimanche car ces deux jours présentent des pratiques différentes de la semaine et les lieux/périodes impactés ne sont pas nécessairement les mêmes que du lundi au vendredi.
L’option Opinions permet de réinterroger une personne par ménage sur l’opinion qu’elle a des modes de transport, du stationnement, des conditions de circulation en général ou en particulier sur le périmètre de l’enquête.
L’option internet permet de réinterroger des personnes, sur des thématiques liées à la mobilité, en filtrant parfois certaines sous-populations à partir de variables collectées dans le cœur.
L’option Fréquence + permet de mesurer l’évolution des grands indicateurs de mobilité de l’enquête-cœur à mi-parcours (5 ans après celle-ci environ) à partir d’un échantillon de ménages indépendant de celui du cœur, plus petit, et un questionnaire beaucoup plus court passé par téléphone.
Le recensement de la population, bien que plus fréquent et produisant des résultats assez fins géographiquement, ne décrit que des navettes domicile – travail, et donc ne retrace la mobilité que d’une partie de la population pour un seul motif. En moyenne, ce motif de déplacement ne couvre que 20 à 25 % des déplacements effectués un jour moyen de semaine et on ne connaît pas la fréquence du déplacement domicile-travail, ni le mode détaillé utilisé (métro, bus et train sont confondus par exemple).
L’enquête nationale transport dite Enquête Mobilité des Personnes, si elle aborde les mêmes thèmes avec la même métrique, ne peut pas répondre aux besoins des collectivités, compte-tenu de sa faible représentativité territoriale, insuffisante pour couvrir les besoins évoqués ci-dessus. Le MTE-SDES a mis au point un outil d’estimation des émissions de CO² combinant la finesse géographique du recensement et la complexité de la mobilité domicile-travail grâce à l’EMP (https://www.cerema.fr/system/files/documents/2022/12/2_2_trevien_sdes.pdf), cet outil est partiellement redondant avec l’EMC², cette dernière permettant également d’estimer des émissions de GES pour tous les déplacements décrits. Il pourrait également représenter une source de calage partielle de l’enquête. Cependant il n’est actuellement pas accessible directement ni au Cerema, ni aux collectivités, seules l’Insee et les Dreal peuvent en tirer profit.
Les EMC² n’évaluant que les déplacements des résidents du périmètre de l’enquête, il est nécessaire de mettre en place, à peu près en même temps que cette collecte, des enquêtes dites « aux modes » c’est à dire en bord de route ou dans les transports en commun. Les enquêtes « cordon » par exemple (routières) permettent de caractériser les flux d’échange et de transit des résidents et des non-résidents (hors du champ des EMC²) et d’évaluer la part de ces derniers pour la modélisation de la demande.
Le Cerema est un établissement public administratif sous tutelle du ministère de la Transition écologique et du ministère de la Cohésion des territoires. Il est l’un des organismes historiques du « réseau scientifique et technique » de ces ministères. Dans ses missions, il a la charge de l’observation et de l’analyse de la mobilité. A ce titre, dans un contexte de décentralisation déjà très avancé, il assure, depuis 1976, la « certification » des enquêtes ménages déplacements, – ou Enquêtes Mobilité Certifiées Cerema (EMC²) depuis 2018 – réalisées au niveau local par les agglomérations au travers de ce qu’on a longtemps nommé le « standard-Certu », devenu « standard-Cerema ». Cette « certification » assure une comparabilité spatiale et temporelle des enquêtes (plus de 230 enquêtes réalisées depuis 1976 couvrant 1/3 du territoire, 45% des communes et 75% de la population française). Le processus de certification prend en compte toutes les phases de l’enquête (notamment échantillonnage, questionnaire, suivi de la collecte, apurement, redressement). Ces enquêtes ont été présentées régulièrement au Cnis (la dernière fois en 2018[1]). Ces cinq dernières années ont vu la mise en place effective du nouveau protocole EMC² qui visait à unifier les types d’enquête, quel que soit le territoire où elle se déroule, en diminuant légèrement le coût de l’enquête-cœur historique des enquêtes importantes grâce à l’usage plus important du téléphone. Les options annoncées en 2018 (WE, internet notamment) ont également été mises en place.
Du côté des options implémentées,
L’enquête week-end : 13 agglomérations ont réalisé cette enquête week-end depuis 2018, la plupart sur les 2 jours. De fait, cette option a été standardisée sur les 5 dernières années (protocole et redressement).
[1] https://www.cnis.fr/app/uploads/2018/05/DPR_2018_2e-r%C3%A9union_Com-Territoires_-Avis-dopportunit%C3%A9-EMC2-Cerema-1.pdf
C’est bien la demande des collectivités (EPCI, département, région) en charge de politiques de mobilité qui nourrira ces extensions.
Pour avoir un panorama des dernières enquêtes réalisées : https://www.cerema.fr/fr/actualites/actualite-emc2-enquetes-cours-derniers-resultats
De nouvelles options ont été testées de manière expérimentale dans la période 2018-2023 :
Et pendant la crise sanitaire, que s’est-il passé pour les EMC² ?[3]
Les EMC² ne sont pas l’outil adéquat pour mener des études au moment de la perturbation sachant qu’un de leur usage est d’implémenter des modèles de prévision de la demande multimodale pour tester la mise en place ou la modification d’infrastructure de transport. Elles ont donc été stoppées ou décalées : limitation des sorties, télétravail obligatoire impactaient beaucoup trop la mobilité quotidienne. Celles qui ont subi une pause ont essayé de finir tant bien que mal leur collecte, parfois sans atteindre les objectifs fixés (cas de Grenoble, Saint Etienne, Bordeaux, et dans une moindre mesure Marseille, Guadeloupe et la Vendée). Notamment, la pratique du télétravail étant mesurée avant la crise sanitaire, le Cerema peut à présent mener des analyses des impacts sur la mobilité quotidienne de cette pratique qui s’est massivement mise en place pour une partie de la population active.
Les EMC² lancées à partir de fin 2021 ont pu intégrer un questionnaire légèrement rénové pour mieux saisir les pratiques de télétravail et de mobilité un jour de télétravail.
[1] https://www.aurg.fr/article/355/2205-obs-elus-modes-de-vie-mobilites-qu-est-ce-que-le-cout-residentiel.htm
[3] https://www.cerema.fr/fr/actualites/journees-echanges-mobilite-urbaine-2022-supports
Le financement de ces enquêtes est partenarial : Le partenariat allie les métropoles et autres EPCI, les départements, les services locaux de l’État (DDT), les syndicats mixtes en charge des transports, les Scot couverts, parfois les régions ou les CCI, et le Cerema. Hormis le Cerema, toutes ces instances doivent délibérer en leur sein pour mettre à disposition de la maîtrise d’ouvrage les crédits nécessaires à l’exécution de l’enquête. Ponctuellement, des fonds ADEME ou européens (pour le transfrontalier) peuvent également financer une partie de ces enquêtes
Sur un temps plus long, le Cerema organise et anime des journées d’étude avec les utilisateurs des enquêtes pour rester à l’écoute de leurs besoins, les accompagner dans leurs démarches d’analyses et d’exploitations de leur enquête et faire évoluer les méthodologies dans le respect des règles de l’art. L’Ifsttar/UGE et les universités travaillant sur ce thème y sont souvent associés, ainsi que la FNAU.
Certaines collectivités animent des « club mobilités » au sein desquels des associations d’usagers peuvent être invités. Le Cerema communique largement sur le dispositif avec les agences d’urbanisme lors des Journées d’Echanges sur la Mobilité Urbaine.
Le partenariat associe donc très souvent une métropole, des EPCI, des Scot, l’Etat localement (a minima les DDT), parfois le Département, la Région ou les CCI. Et bien sûr le Cerema.
Chaque enquête donne lieu à la mise en place d’un comité de pilotage (composé d’élus et de techniciens des partenaires de l’enquête) et d’un comité technique pour la préparation et le suivi de l’enquête. Le Cerema est présent dans les deux instances.
EMC²-Cœur :
Ménage enquêté : caractéristiques du logement et motorisation détaillée du ménage (type de véhicule, type de motorisation, utilisation la veille de l’enquête).
Pour toute personne de 5 ans ou plus du ménage : données sociodémographiques.
Individu(s) enquêté(s) au sein du ménage sur ses déplacements de la veille : possession d’abonnement, description de certaines habitudes de mobilité puis passage au questionnaire déplacement, s’il s’est déplacé la veille de l’enquête. Il peut déclarer ne pas être sorti de chez lui et sera alors considéré comme « immobile ».
Déplacement : intégralité des déplacements effectués par l’individu la veille de l’enquête (origine, destination, heure, mode, motif). Le déplacement est découpé en trajet si plusieurs modes motorisés sont utilisés pour réaliser le motif déclaré, avec une question qui permet de savoir où le passage de l’un à l’autre a eu lieu. Pour les trajets en voiture-conducteur, une mesure relativement fine des conditions de covoiturage peut être construite.
A partir des éléments recueillis lors de la description des déplacements et des véhicules utilisés, le Cerema a mis en place une méthodologie permettant également de calculer pour chaque EMC² des indicateurs d’émissions (GES ou polluants locaux), le Diagnostic Energie Emissions des Mobilités.
EMC²-Options :
Option WE : il s’agit de mesurer la mobilité du WE d’un individu âgé de 15 ans ou plus (ce dernier a déjà répondu à l’enquête-coeur) selon la même métrique que celle utilisée la semaine, avec quelques questions orientées sur des pratiques de mobilité propres au WE (longs déplacements, achats, loisirs).
Option Opinion : il s’agit de recueillir l’opinion d’un individu âgé de 15 ans ou plus (ce dernier a déjà répondu à l’enquête-coeur) sur certains aspects de l’offre de transport, de stationnement du territoire ou sur certaines pratiques de mobilité habituelles/inhabituelles. Certaines questions sont « standardisées » à des fins de comparaison nationale, d’autres sont propres au territoire.
Option Internet : il s’agit d’aborder certaines pratiques de mobilité de manière plus qualitative. Cependant, selon les moyens que la collectivité désire consacrer à l’enquête et selon la complexité du recueil, certaines thématiques « opinion » pourront être traitées par internet et d’autres via un enquêteur.
Option Fréquence + : questionnaire-cœur réduit au minimum pour caractériser l’individu, son ménage et les déplacements de la veille à un niveau géographique plus grossier.
Options en développement :
Enquête mobilité sur 7J par GPS-smartphone : recueillir la mobilité des personnes (mode, motif) à l’aide d’une application dédiée pendant 7J
Coût résidentiel : ajout de questions pour évaluer un coût énergétique du logement en plus de celui généré par la mobilité. La question d’une bonne évaluation des ressources reste cruciale et difficile sans un accès à une variable de revenu telle qu’on peut la trouver dans Fideli
Les EMC² peuvent se dérouler de septembre à fin avril, c’est à dire lorsque le territoire est « en plein fonctionnement », du mardi au samedi (pour recueillir les déplacements de la veille de l’enquête). Suivant la taille de l’échantillon à collecter la période de collecte est plus ou moins longue mais elle ne peut pas se dérouler en moins de 8 semaines pour l’enquête-coeur (étalement minimum de la collecte pour lisser les effets de météo, ou d’événements particuliers pouvant par exemple produire de la congestion). La durée de collecte peut atteindre 20 semaines pour les plus importantes.
Enquête-cœur : Téléphone ou face-à-face
Options : Téléphone ou internet
La collectivité passe un marché pour recruter un prestataire de collecte externe. Le CCTP de ce marché reprend les grands principes méthodologiques à respecter pour la certification Cerema et impose au prestataire un suivi très régulier de la collecte tant en terme d’objectif de production que de qualité. Pendant la collecte, le Cerema assure son suivi en parallèle aux côtés de la maîtrise d’ouvrage (vérification des formations/compétences des enquêteurs et chefs d’équipe, relectures de questionnaires et écoutes téléphoniques, rencontres du prestataire 1 fois par semaine ou 2 fois par mois selon la taille de l’enquête pour s’assurer de la rigueur de la réalisation de l’enquête et de son avancement).
Enquête-cœur :
Au téléphone, l’entretien dure environ 20 minutes si une personne est interrogée (ménage de 1 ou 2 personnes de 5 ans ou plus) 30 min si 2 personnes sont interrogées (ménage de 3 personnes ou plus de 5 ans ou plus). On interroge ces 2 personnes le plus souvent le même jour.
En face-à-face, l’ensemble des personnes âgées de 5 ans ou plus est interrogé sur le même jour de déplacement. Dans le cas de grands ménages (plus de 5 personnes), quelques exceptions peuvent être faites. La durée moyenne est de 1h, maximum 2h dans le cas de grands ménages très mobiles.
Option WE :
Réalisée uniquement par téléphone auprès de 1 ou 2 personnes du ménage qui se sont dites volontaires pour répondre lors de l’enquête-cœur. L’entretien dure entre 10 et 15 minutes/personne environ.
Option Opinions/Internet :
Ne concerne qu’une personne âgée de 15 ans ou plus par ménage. Ne dépasse pas 15 minutes en auto-administré.
Option Fréquence + :
Réalisée uniquement par téléphone auprès de 1 ou 2 personnes du ménage âgée de 5 ans ou plus. L’entretien dure 15 minutes/personne environ.
Enquête-cœur :
Sondage de logements (ménages) aléatoire simple stratifié géographiquement avec un principe de construction des strates qui assure une homogénéité en leur sein, et un rapport des tailles de strate de 1 à 2 en moyenne en termes de population.
Objectif d’une strate : 70 ménages répondants minimum et 160 personnes minimum à partager entre téléphone et/ou face-à-face interrogés selon le principe décrit ci-dessus (§ contraintes pour l’enquêté).
Option WE, et internet : un sous-échantillon de répondants volontaires de l’enquête-cœur (1 ou 2 personnes / ménage selon la taille du ménage).
Option Opinions : une personne tirée aléatoirement parmi les personnes du ménage âgées de 15 ans ou plus de l’enquête-cœur.
Option enquête internet : un sous-échantillon de l’enquête-cœur, parfois filtré selon des variables de l’enquête-coeur
Option Fréquence + : un échantillon indépendant du cœur tiré selon les mêmes règles que celui de l’enquête-cœur avec des objectifs en terme de nombre de répondants environ 3 à 4 fois moindres.
| Type | Diffusé | Date prévue après milésime | Commentaires |
|---|---|---|---|
| Résultats statistiques | Non | De manière générale, les post-traitements durent 3 à 4 mois après la collecte. Les premiers résulats sont diffusés en moyenne 3 à 6 mois après la livraison du Cerema aux collectivités en priorité par la collectivité. Si cette dernière n’a rien diffusé, le Cerema peut diffuser librement les résultats un après la remise des fichiers détails. Exemple : https://www.cerema.fr/fr/actualites/actualite-emc2-enquetes-cours-derniers-resultats |
Dernière mise à jour :
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Intérêt général Du 01/01/2019
au 31/12/2023
Date de l'avis : 18/10/2018
Organe d'avis : Commission Territoires
Enquêtes Mobilité Certifiées Cerema (EMC²) (Non labellisée)
Autorités Organisatrices de la Mobilités (AOM)
Périodicité Ponctuelle ou pluri-annuelle
Unité enquêtée Individu ou Ménages
Champ géographique Départemental
Ménages “ordinaires” des périmètres d’enquête définis par les collectivités à l’initiative de l’enquête.
Extension éventuelle aux logements étudiants dans ce périmètre.
Enquête-Cœur : estimation du nombre de déplacements de la population âgée de 5 ans ou plus réalisés un jour de semaine du lundi au vendredi. Tous les déplacements sont décrits par les individus interrogés y compris ceux réalisés à l’extérieur du périmètre de l’enquête (même champ pour l’option Fréquence+).
Option : WE, Opinion pour les individus âgés de 16 ans ou plus seulement.
Non
EMC²-Coeur :
Fournir une vision globale et cohérente du fonctionnement du territoire enquêté en terme de mobilité-voyageur, en fournissant une photographie des déplacements réalisés par les habitants de ce territoire un jour moyen de semaine, quel que soit le mode de transport – y compris la marche – et quel que soit le motif et leurs caractéristiques socio démographiques. Le cœur peut contenir quelques questions locales propres à chaque collectivité.
Le standard EMC² assure une comparabilité dans le temps et l’espace. Le Cerema capitalise ces enquêtes exhaustivement depuis 2009 dans “la base unifiée”. Cette base est hébergée par le Cerema. Il est possible d’y avoir accès pour des besoins de recherche (via le réseau Quetelet).
EMC²-Options :
Elles peuvent, ou pas, être choisies par la collectivité. Elles sont souvent construites à partir d’un sous-échantillon du cœur avec un petit décalage dans le temps. Elles s’appuient sur l’échantillon collecté lors du cœur parmi lequel on tire un sous-échantillon pour l’option.
L’option week-end permet de ré-interroger les personnes sur leurs déplacements du samedi et/ou du dimanche. Généralement, cette collecte se déroule dans la période de collecte du cœur mais seulement les lundi pour interroger les personnes sur le week-end passé pour éviter au mieux les oublis. Les autres jours sont réservés à la collecte du cœur.
L’option Opinions permet de ré-interroger une personne par ménage sur l’opinion qu’elle a des modes de transport, du stationnement, des conditions de circulation en général ou en particulier sur le périmètre de l’enquête.
L’option internet permet de ré-interroger des personnes, sur certaines pratiques de mobilité plus marginales (ex : covoiturage) pour essayer de mieux les comprendre.
L’idéal est que ces deux dernières options se déroulent à peu près sur la même période de collecte que le cœur.
L’option Fréquence + permet de mesurer l’évolution des grands indicateurs de mobilité de l’enquête-cœur à mi-parcours (5 ans après celle-ci environ) à partir d’un échantillon de ménages indépendant de celui du cœur, plus petit, et un questionnaire plus court passé par téléphone.
Le recensement de la population, bien que plus fréquent et produisant des résultats assez fins géographiquement, ne décrit que des migrations domicile – travail. En moyenne, ce motif de déplacement ne couvre que 25 % des déplacements effectués un jour moyen de semaine et on ne connaît pas la fréquence du déplacement, ni le mode détaillé utilisé (métro, bus et train sont confondus par exemple).
L’enquête nationale transport, si elle aborde les mêmes thèmes, ne peut pas répondre aux besoins des collectivités, compte-tenu de sa faible représentativité territoriale, insuffisante pour couvrir les besoins évoqués ci-dessus. Les EMC² n’évaluant que les déplacements des résidents du périmètre de l’enquête, il est nécessaire de mettre en place, à peu près en même temps que cette collecte, des enquêtes dites “cordon” (surtout routières) qui permettent de caractériser les flux d’échange et de transit des résidents et des non-résidents (hors du champ des EMC²) et d’évaluer la part de ces derniers pour la modélisation de la demande.
L’enquête a obtenu l’avis d’opportunité en 2013. L’existence de modèle de prévision de demande de déplacement a prévalu la réalisation de l’enquête EMC². C’est encore le cas aujourd’hui, notamment pour Grenoble et Saint Etienne, mais ce n’est plus, de loin, le seul usage de l’enquête : aujourd’hui les enquêtes ménages mobilité alimentent toutes les réflexions en matière de mobilité dans les documents de planification.
De nouvelles enquêtes, selon la même méthodologie EMC², pourraient être demandées par d’autres collectivités et mises en œuvre dans les prochaines années (à ce jour le Cerema appuie 6 à 7 collectivités par an pour la réalisation des enquêtes, de taille assez différente).
On ne peut pas parler ici de toutes les précédentes éditions.
Pour les deux enquêtes en préparation :
– Grenoble et Saint-Étienne sont deux agglomérations disposant de modèles de prévision de trafic “tout mode” permettant d’évaluer l’effet de nouvelles infrastructures. L’enquête est un élément très important de mise à jour de ce modèle : ce besoin est l’un des éléments importants de calibrage de l’échantillon. Pour ces deux agglomérations, les données 2010 sont à présent un peu anciennes.
– De plus, l’enquête a été très utilisée pour élaborer des diagnostics de PDU, des rapports de PLU, PLUi, Scot, plan climat. Récemment, elles ont permis aussi de faire des évaluations environnementales (diagnostic d’émission de polluants). Enfin, Grenoble a fait une très large diffusion des résultats au travers des travaux réalisés par son Agence d’Urbanisme sous forme de zooms territoriaux et d’analyses thématiques de mobilité permettant de comprendre le fonctionnement du territoire.
Le financement de ces enquêtes est partenarial : il allie les métropoles, les départements, les services locaux de l’État (DDT), les syndicats mixtes en charge des transports, les Scot couverts ou EPCI, et le Cerema. Hormis le Cerema, toutes ces instances doivent délibérer en leur sein pour mettre à disposition de la maîtrise d’ouvrage les crédits nécessaires à l’exécution de l’enquête.
Sur un temps plus long, le Cerema organise et anime des journées d’étude avec les utilisateurs des enquêtes pour rester à l’écoute de leurs besoins, les accompagner dans leurs démarches d’analyses et d’exploitations de leur enquête et faire évoluer les méthodologies dans le respect des règles de l’art. L’Ifsttar et les universités travaillant sur ce thème y sont souvent associés, ainsi que la FNAU.
https://www.cerema.fr/fr/actualites/supports-journees-echanges-mobilite-urbaine-jemu-2017
La collectivité locale, un EPCI ou une autorité organisatrice de la mobilité (AOM) peut être la maîtrise d’ouvrage. Le Cerema est partenaire de l’opération au travers d’une convention de partenariat public-public (article 18 de l’ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015) qu’il signe avec la maîtrise d’ouvrage de l’enquête au titre des missions communes qu’il partage avec la collectivité (observation et analyse de la mobilité, prévision de la demande de transport). Il est le référent technique et méthodologique de l’enquête, garant de la méthodologie standard.
Les EMC² sont toujours partenariales car elles s’étendent très souvent sur un périmètre plus large que la zone d’action directe de la maîtrise d’ouvrage afin de prendre mieux en compte les comportements des non-résidents qui fréquentent la zone d’action régulièrement (ensemble du bassin de déplacements). Le partenariat associe donc très souvent une métropole, des EPCI, des Scot, l’Etat localement (a minima les DDT), parfois le Département, la Région ou les CCI.
Le Cerema est toujours partenaire et participe au COPIL.
Chaque enquête donne lieu à la mise en place d’un COPIL (composé d’élus et de techniciens des partenaires de l’enquête) et d’un comité technique pour la préparation et le suivi de l’enquête. Le Cerema est présent dans les deux instances.
EMC²-Cœur :
Ménage enquêté : caractéristiques du logement et motorisation détaillée du ménage (type de véhicule, type de motorisation, utilisation la veille de l’enquête).
Pour toute personne de 5 ans ou plus du ménage : données socio-démographiques
Individu(s) enquêté(s) au sein du ménage : possession d’abonnement, description de certaines habitudes de mobilité puis passage au questionnaire déplacement, s’il s’est déplacé la veille de l’enquête. Il peut déclarer ne pas être sorti de chez lui et sera alors considéré comme “immobile”.
Déplacement : intégralité des déplacements effectués par l’individu la veille de l’enquête (origine, destination, heure, mode, motif). Le déplacement est découpé en trajet si plusieurs modes motorisés sont utilisés pour réaliser le motif déclaré.
EMC²-Options :
Option WE : le ménage ayant déjà été décrit dans l’enquête-cœur, il s’agit de mesurer la mobilité du WE d’un individu selon les mêmes concepts que ceux utilisés la semaine, avec quelques questions orientées sur des pratiques de mobilité propres au WE (longs déplacements, achats, loisirs).
Option Opinion : le ménage ayant déjà été décrit dans l’enquête-cœur, il s’agit de recueillir l’opinion d’un individu sur certains aspects de l’offre de transport, de stationnement du territoire ou sur certaines pratiques de mobilité habituelles/inhabituelles. Certaines questions sont « standardisées » à des fins de comparaison nationale, d’autres sont propres au territoire.
Option Internet : le ménage ayant déjà été décrit dans l’enquête-cœur, il s’agit d’aborder certaines pratiques de mobilité de manière plus qualitative. Cependant, selon les moyens que la collectivité désire consacrer à l’enquête et selon la complexité du recueil, certaines thématiques « opinion » pourront être traitées par internet et d’autres via un enquêteur.
Option Fréquence + : questionnaire-cœur réduit au minimum pour caractériser l’individu, son ménage et les déplacements de la veille à un niveau géographique moins fin.
Enquête-cœur :
En général, elle se déroule d’octobre n à avril n+1 hors vacances scolaires et WE pour le cœur, ceci dans l’objectif d’une description de la mobilité du territoire en « plein » fonctionnement. Les enquêteurs passent les entretiens du mardi au samedi sur les déplacements de la veille.
Pour Grenoble et Saint Etienne : octobre 2019 – avril 2020
Option WE :
Elle se déroule sur la même période que l’enquête-cœur (période raccourcie du fait du phasage des deux collectes) uniquement les lundi.
Option opinion :
Elle se déroule sur la même période que l’enquête-cœur (période raccourcie du fait du phasage des deux collectes).
Option internet :
Elle peut se dérouler en même temps ou un peu après l’enquête (au maximum dans l’année qui suit).
Option Fréquence + : Elle se déroule à la même période que le cœur mais 5 ans après et sur une période un peu raccourcie car échantillon plus petit.
L’enquête-coeur est généralement réalisée en moyenne tous les 10 ans à la demande des collectivités.
Fréquence +, si elle est prévue, est réalisée à mi-chemin entre deux enquêtes-cœur.
Périmètre de l’enquête et stratification : territoires définis par les collectivités à l’initiative de l’enquête. Pour les deux enquêtes envisagées en 2019 : – EMC² de la Grande Région Grenobloise : 359 communes, environ 800 000 habitants, soit 3/4 du département de l’Isère ; – EMC² de Saint-Étienne : 435 communes, environ 770 000 habitants. couvrant une partie des départements de la Loire, de la Haute Loire, du Puy de Dôme et de l’Ardèche.
Enquête-cœur : Téléphone ou face-à-face
Options : téléphone ou internet
La collectivité passe un marché pour recruter un prestataire de collecte externe. Le CCTP de ce marché reprend les grands principes méthodologiques à respecter pour la certification Cerema et impose au prestataire un suivi très régulier de la collecte tant en terme de production que de qualité. Pendant la collecte, le Cerema assure son suivi en parallèle aux côtés de la maîtrise d’ouvrage (vérification des formations/compétences des enquêteurs et chefs d’équipe, relectures de questionnaires et écoutes téléphoniques, rencontres du prestataire 1 fois par semaine ou 2 fois par mois selon la taille de l’enquête pour s’assurer de la rigueur de la réalisation de l’enquête et de son avancement).
Enquête-cœur :
Au téléphone, l’entretien dure environ 20 minutes si une personne est interrogée (ménage de 1 ou 2 personnes de 5 ans ou plus) ; 30 min si 2 personnes sont interrogées (ménage de 3 personnes ou plus de 5 ans ou plus). On les interroge le même jour.
En face-à-face, l’ensemble des personnes âgées de 5 ans ou plus est interrogé sur le même jour de déplacement. Dans le cas de grands ménages, quelques exceptions peuvent être faites. La durée moyenne est de 1h, maximum 2h dans le cas de grands ménages très mobiles.
Option WE :
Réalisée uniquement par téléphone auprès de 1 ou 2 personnes du ménage qui se sont dites volontaires pour répondre lors de l’enquête-cœur. L’entretien dure entre 10 et 15 minutes/personne environ.
Option Opinions :
Ne concerne qu’une personne par ménage. Ne dépasse pas 15 minutes lorsqu’elle est administrée par un enquêteur.
Option Fréquence + :
Réalisée uniquement par téléphone auprès de 1 ou 2 personnes du ménage. L’entretien dure 15 minutes/personne environ.
Enquête-cœur :
Sondage de logements (ménages) aléatoire simple stratifié géographiquement avec un principe de construction des strates qui assure une homogénéité en leur sein, et un rapport des tailles de strate de 1 à 2 en moyenne en termes de population.
Objectif d’une strate : 70 ménages répondants minimum et 160 personnes minimum à partager entre téléphone et/ou face-à-face interrogés selon le principe décrit ci-dessus (§ contraintes pour l’enquêté).
Option WE, et internet : un sous-échantillon de répondants volontaires de l’enquête-cœur (1 ou 2 personnes / ménage selon la taille du ménage).
Option Opinions : une personne tirée aléatoirement parmi les personnes du ménage âgées de 16 ans ou plus de l’enquête-cœur.
Option Fréquence + : un échantillon indépendant du cœur tiré selon les mêmes règles que celui de l’enquête-cœur avec des objectifs en terme de répondants environ 3 à 4 fois moindre.
Taille de l’échantillon :
La taille de l’échantillon total dépend du périmètre de l’enquête et du nombre de strates découpant de périmètre.
Enquête-cœur : la méthodologie EMC² préconise d’appliquer un taux de sondage entre 1 et 2% de la population (cf.§ sondage). L’échantillon total minimum ne peut être inférieur à 1500 ménages répondants. Grenoble et Saint Etienne prévoient d’interroger respectivement environ 7000 ménages et 5500 ménages en 2019-2020.
Option WE : l’échantillon dépend de la finesse des résultats à produire mais aussi des capacités à consacrer à sa collecte (groupe d’enquêteur du lundi dimensionné sur celui de la semaine, ou pas).
Pour Grenoble, il serait envisagé d’enquêter 2500 personnes si l’option est retenue.
Option opinion : jusqu’à présent une personne par ménage du coeur est enquêtée
Option internet : dépend de la cible de l’enquête.
Option Fréquence + : environ 3000 personnes
| Type | Diffusé | Date prévue après milésime | Commentaires |
|---|---|---|---|
| Résultats statistiques | Non | Pour des enquêtes réalisées d’octobre n à avril n+1, premiers indicateurs à l’automne n+1, puis résultats détaillés ensuite (zoom territoriaux) et études à façon ensuite par les collectivités. |