Avis du Cnis
Intérêt général Du 01/01/2026
au 31/12/2030
Date de l'avis : 11/06/2025
Organe d'avis : Commission Démographie et questions sociales
Intérêt général
Dernier VISA délivré : 2026M035EC
Dernière mise à jour :
Retrouver plus d'information sur le cheminement d'une enquête sur cette page
Intérêt général Du 01/01/2026
au 31/12/2030
Date de l'avis : 11/06/2025
Organe d'avis : Commission Démographie et questions sociales
Conformité Du 01/01/2026
au 31/12/2030
Date d'examen : 15/10/2025
Commission d’examen : Ménages
Qualité statistique avec obligation
Indices des Prix à la Consommation (IPC)
Institut national de la statistique et des études économiques (Insee)
Périodicité Mensuelle
Unité enquêtée Etablissement
Champ géographique France
L’IPC couvre la consommation finale effective en biens et services marchands sur le territoire national.
L’IPC harmonisé (IPCH) couvre la dépense monétaire de consommation finale des ménages au sens du règlement européen n°2016/792 relatif aux indices des prix à la consommation harmonisés et à l’indice des prix des logements, complété par l’acte délégué 2024/3159 portant spécifiquement sur le changement de base (« règlement IPCH »).
Sont exclus conformément à ce règlement, les transactions entre ménages à l’exception des loyers versés par les locataires à des propriétaires, ainsi que les biens et services suivants : les stupéfiants, la prostitution, l’assurance-vie et les SIFIM.
Oui
Obligatoire
L’IPC et l’IPCH sont des instruments de mesure de l’inflation. Ils permettent d’estimer, entre deux périodes, la variation moyenne des prix des biens et des services consommés par les ménages. Ils constituent une mesure synthétique de l’évolution « pure » de prix, c’est-à-dire à qualité constante des produits consommés.
Les indices de prix sont utilisés pour des besoins économiques et sociaux (études, recherche, utilisation pour la comptabilité nationale, indexations contractuelles, revalorisations, etc.).
Les données IPC et IPCH sont utilisées à des fins nationales, européennes et internationales (FMI, OCDE). Les institutions nationales et européennes (gouvernement, Banque de France, Banque centrale européenne notamment) les utilisent pour l’analyse économique à court et à long terme ainsi que pour les décisions de politique économique et sociale.
Les comptes nationaux utilisent les données pour déflater la consommation des ménages à un niveau détaillé. Elles sont aussi utilisées par d’autres producteurs statistiques.
L’IPC participe au calcul de la revalorisation du SMIC, des retraites, des loyers (intermédiaire de calcul de l’indice de référence des loyers), de minima sociaux. Il sert à l’indexation de nombreux contrats privés, conventions collectives, prestations familiales, pensions alimentaires notamment.
La présente demande d’opportunité concerne l’enquête IPC servant à établir l’IPC et l’IPCH.
Le décret n° 47-834 du 13 mai 1947, dans son article 4, indique que l’Insee est chargé d’établir et de diffuser les principaux indices concernant la situation économique nationale.
L’enquête « indice des prix à la consommation (IPC) » permet également de répondre au règlement européen n° 2016/792 relatif aux indices des prix à la consommation harmonisés et à l’indice des prix des logements, complété par l’acte délégué 2024/3159 portant spécifiquement sur le changement de base.
La première génération d’indices des prix date de 1914. Au cours du temps, le champ de l’IPC s’est élargi tant au plan géographique qu’en termes de population représentée ou de consommation couverte.
L’IPC base 2025 constitue la 9e génération d’indice. Il couvre l’ensemble du territoire (France métropolitaine et chacun des départements et régions d’outre-mer). Il entre en vigueur en janvier 2026. Ce changement de base s’accompagne d’un changement de nomenclature prévu au plan international, d’un changement de l’échantillon des unités urbaines dans lesquelles les prix sont collectés dans les points de vente physiques par les enquêteurs de l’Insee et d’un accroissement de la collecte de prix sur Internet.
Depuis janvier 2016, l’Insee publie un indice provisoire à la fin de chaque mois et l’indice définitif en milieu de mois suivant, comme le prévoit le règlement IPCH.
Si l’IPC existe de longue date, de nombreuses modifications touchant la collecte sont intervenues. Outre le changement de l’échantillon des unités urbaines dans lesquelles les prix seront collectés en 2026, il faut noter le poids croissant des prix collectés en dehors de cet échantillon :
La collecte sur Internet, qu’elle soit manuelle ou assistée par ordinateur (moissonnage – « web scraping ») s’accroît avec des relevés qui seront désormais réalisés par des enquêteurs de l’Insee
L’utilisation de données de transaction, données privées, avec en particulier l’utilisation des données de caisse de la grande distribution à prédominance alimentaire effective depuis janvier 2020 (arrêté du 13 avril 2017 modifié rendant obligatoire la transmission de données par voie électronique à des fins de statistique publique. (JO n°103 du 2 mai 2017).
L’IPC est calculé pour la France entière, la France métropolitaine, La Réunion, la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et Mayotte.
L’indice des prix à la consommation est présenté tous les 5 ans au Cnis. Lors d’évolutions importantes comme l’utilisation des données de caisse, des échanges nombreux ont également lieu dans le cadre du Cnis.
Un comité d’utilisateurs composé de partenaires sociaux, de chercheurs, d’institutionnels, d’économistes, se réunit au rythme visé d’une fois par an et en tant que de besoin en cas de projets d’évolution majeurs. Les réunions de ce dernier ont été interrompues par la crise sanitaire et le comité a été réuni le 4 mars 2025.
Une réunion de concertation annuelle est organisée avec les enseignes de la grande consommation ainsi que des réunions bilatérales en cas de besoin. Les réunions annuelles permettent notamment de leur présenter l’avancée des travaux et l’utilisation de leurs données.
L’Insee entretient également des relations bilatérales avec d’autres organismes ou professionnels qui fournissent les données ou pour les enrichir.
Certains indices des sous-champs sont produits en partenariat (DGAC pour les transports aériens, Arcep pour les services de télécommunication, Cnam pour les services de santé).
Les évolutions méthodologiques d’ampleur (changement de base, utilisation des données de caisse) sont pilotées par des comités de pilotage spécifiques réunissant des représentants des différents services de l’Insee impliqués (régionaux, informatiques, méthodologie, etc.).
Prix des biens et des services consommés par les ménages sur le territoire.
La collecte réalisée sur le terrain par les enquêteurs ou par Internet par les enquêteurs et équipes prix de l’Insee est répartie sur les jours ouvrés de quatre semaines de collecte mensuelle. La collecte des données de caisse suit le même calendrier, tandis que les autres collectes sont majoritairement réalisées sur le mois civil.
L’IPC est produit à partir de différents types de collectes de données effectuées chaque mois :
(i) la collecte terrain : elle est réalisée par les enquêteurs des directions régionales de l’Insee dans différents points de vente physiques de France métropolitaine et des DROM. Les enquêteurs collectent dans les différents points de vente des prix constituant environ 40 % de l’IPC, via une tablette électronique, sur une période de quatre semaines
(ii) la collecte Internet : elle est effectuée par des enquêteurs et des agents des directions régionales, par le pôle prix de Bordeaux, à la direction générale ou par des partenaires institutionnels ou leurs sous-traitants (prix des télécommunications et du transport aérien). Ces collectes peuvent être manuelles ou assistées par robots (web scraping) comme pour les prix de la SNCF
(iii) la collecte des données privées : les enseignes de la grande distribution transmettent l’ensemble des données quotidiennes (quantité, prix et chiffres d’affaires) relatives à la vente d’un article dans un point de vente pour les super et hypermarchés. Un marché public permet également de disposer des prix de ventes des médicaments dans 14 000 pharmacies
(iv) l’IPC utilise également des données administratives lorsque celles-ci sont disponibles suffisamment rapidement (données sur les services de santé, les carburants…)
(v) la collecte par courrier électronique : de façon résiduelle pour certains produits pour lesquels il est plus aisé de collecter l’information par courrier (tarifs de l’eau par exemple)
(vi) le téléphone est utilisé pour relever les tarifs de certains services.
L’évolution des loyers est mesurée grâce à l’enquête nationale Loyers et Charges (https://www.cnis.fr/enquetes/loyers-et-charges-lc-enquete-nationale-2025t030ec/ ) et à l’enquête sur les loyers auprès des bailleurs sociaux (https://www.cnis.fr/enquetes/loyers-aupres-des-bailleurs-sociaux-elbs-enquete-sur-les-2025t003ec/) utilisées.
La collecte des prix est réalisée par des agents de l’Insee. Pour des indices spécifiques (télécommunications, transport aérien, services de santé), elle peut être réalisée par d’autres organismes (l’Arcep, la DGAC, la Cnam).
Pour la collecte de terrain, la contrainte est très faible car la collecte est faite directement par les enquêteurs de l’Insee, le plus souvent à partir des prix indiqués sur les étiquettes relatives aux produits exposés dans le point de vente ou sur le site Internet. Il peut toutefois être nécessaire pour le responsable du point de vente de répondre à des questions complémentaires sur les produits ou services et leurs prix, notamment si le produit est manquant ou lorsque le prix n’est pas directement visible (cas de devis pour certains services notamment).
En ce qui concerne les fichiers transmis par les enseignes (données de caisse) et les pharmacies, il n’y a pas de contraintes significatives pour les entreprises puisque les données existent déjà dans le système d’information des entreprises et sont transmises à des sociétés d’études qui les transfèrent à l’Insee. Les entreprises peuvent également choisir de transmettre directement leurs données à l’Insee.
Chaque mois, sont suivis 140 000 prix relevés sur le terrain, 500 000 prix collectés sur Internet (5 000 relevés manuels avec une cible de 10 000 après la montée en charge ; reste des relevés par moissonnage), environ 80 millions de produits*point de vente suivis par les données de caisse.
Il n’existe pas de base de sondage retraçant l’ensemble de la consommation des ménages par article et par point de vente.
En l’absence de base de sondage, la consommation est tout d’abord décomposée par types de produits : un échantillon est construit à partir de familles de produits, appelées « variétés » (pour la France métropolitaine, l’échantillon 2025 compte près de 1 300 variétés complétées par près de 600 variétés issues des données de caisse pour les DROM l’échantillon comprend entre environ 340 variétés pour Mayotte et 800 pour La Réunion). Les variétés sont choisies par l’Insee pour tenir compte de l’hétérogénéité des biens et services composant les différents postes de consommation des ménages tels que définis à partir de la nomenclature de fonctions de consommation Coicop 2018 dont la déclinaison harmonisée au niveau européen (dite « eCoicopV2 ») est la nomenclature de production et de diffusion conformément à la réglementation européenne à partir de janvier 2026. Le choix de ces variétés repose sur les données de la comptabilité nationale, de l’enquête Budget des familles et de toutes autres sources. L’échantillon est mis à jour annuellement pour tenir compte de l’évolution des comportements de consommation et, notamment, pour introduire des produits nouveaux ou a contrario ne plus suivre les prix de produits dont la consommation tend à décliner voire disparaître.
Le plan de sondage diffère ensuite selon le type de produits et selon l’information dont on dispose. Pour les relevés effectués par les enquêteurs dans des points de vente physiques (140 000 prix chaque mois y compris DROM), l’échantillon est issu pour la France métropolitaine d’un sondage à deux degrés :
(i) Les 99 unités urbaines de la base 2015 ont été sélectionnées selon un plan de sondage aléatoire stratifié sur la situation géographique et la taille des agglomérations. Au sein de celles-ci, certaines ont été fermées à la collecte pour la base 2025 après expertise du tissu commercial afin de rendre la collecte pérenne. Le nombre d’agglomérations de la base 2025 est de 87. Cette baisse du nombre d’agglomérations est à apprécier en parallèle de l’introduction passée des données de caisse et de la montée en charge de la collecte sur Internet afin de garantir l’efficience des différentes collectes ;
(ii) les produits dont le prix sera relevé et les points de vente enquêtés sont choisis selon une méthode de quotas, en demandant aux enquêteurs d’effectuer dans chaque agglomération un nombre donné de relevés par « forme de vente » (supermarché, magasin spécialisé, petit magasin traditionnel, etc.).
Pour les relevés issus d’Internet, des informations sur les parts de marché des différents opérateurs ou les produits les plus consommés (statistiques sur les trajets par exemple pour les services de transports, statistiques sur les profils de consommateurs pour les télécommunications, l’énergie, les assurances…) peuvent parfois être mobilisées. En l’absence d’information, le choix des produits est effectué par l’enquêteur et les relevés sont équi-pondérés.
Enfin, pour les produits suivis par des données de transaction ou les données de caisse, on dispose d’une base de sondage puisque les quantités précises consommées sont connues par article et point de vente. Dans le cas des données de caisse de la grande distribution alimentaire, l’exhaustivité des données est utilisée.
| Type | Diffusé | Date prévue après milésime | Commentaires |
|---|---|---|---|
| Résultats statistiques | Non | Les Informations Rapides bi-mensuels sur l’IPC présentent les principaux résultats nationaux avec un commentaire. Les résultats des DROM sont présentés dans la collection Insee Flash des directions interrégionales de l’Insee outre-mer. Ces publications sont mensuelles. L’indice définitif d’un mois donné est publié autour du 15 du mois suivant. Une estimation provisoire est diffusée depuis janvier 2016 à la fin de chaque mois. Les données concernant les moyennes annuelles d’indices paraissent en janvier de l’année (n+1). L’ensemble des séries sont mises à disposition et actualisées sur insee.fr . |
Dernière mise à jour :
Retrouver plus d'information sur le cheminement d'une enquête sur cette page
Intérêt général Du 01/01/2020
au 31/12/2025
Date de l'avis : 28/11/2018
Organe d'avis : Commission Démographie et questions sociales
Conformité Du 01/01/2020
au 31/12/2025
Date d'examen : 03/10/2024, 17/04/2019
Commission d’examen : Entreprises
Qualité statistique avec obligation
Indice des prix à la consommation (IPC)
Institut national de la statistique et des études économiques (Insee)
Périodicité Mensuelle
Unité enquêtée Etablissement
Champ géographique France
L’IPC couvre l’ensemble des biens et services marchands consommés sur le territoire national par les ménages résidents et non résidents.
Oui
Obligatoire
L’IPC est l’instrument officiel de mesure de l’inflation. Il permet d’estimer, entre deux périodes données, la variation moyenne des prix des biens et des services consommés par les ménages. C’est une mesure synthétique de l’évolution « pure » de prix, c’est-à-dire à qualité constante des produits consommés.
L’IPC est utilisé pour des besoins économiques (études, recherche, utilisation pour la comptabilité nationale, etc.) ou sociaux (indexations contractuelles, revalorisations, etc.).
La présente demande d’opportunité concerne la seule enquête IPC.
La première génération d’indices des prix date de 1914. Au cours du temps, le champ de l’IPC s’est élargi tant au plan géographique qu’en termes de population représentée ou de consommation couverte. L’IPC base 2015 constitue la 8e génération d’indice.
Il couvre l’ensemble de la population et du territoire national (métropole et départements d’outre-mer, y compris Mayotte). Il est entré en vigueur en janvier 2016: ce changement de base s’est accompagné notamment d’un changement de l’échantillon des unités urbaines dans lesquelles les prix sont collectés par les enquêteurs de l’Insee, d’une modification de la méthode de collecte des produits frais et d’un changement de nomenclature.
Depuis janvier 2016, l’Insee publie un indice provisoire à la fin de chaque mois. Cet indice, indicateur avancé de l’inflation, est avant tout destiné aux économistes.
Si l’IPC existe de longue date, de nombreuses modifications touchant la collecte sont intervenues. Outre le changement de l’échantillon des unités urbaines dans lesquelles les prix sont collectés (en 2016), il faut noter le poids croissant des prix collectés en dehors de cet échantillon (qui représentent 60% de la consommation des ménages). En particulier, la collecte sur internet qu’elle soit manuelle ou assistée par des ordinateurs (webscraping) s’accroît et l’utilisation de données de transaction, données privées, est effective depuis janvier 2020. [Arrêté du 13 avril 2017 rendant obligatoire la transmission de données par voie électronique à des fins de statistique publique. (JO n°103 du 2 mai 2017)].
L’indice des prix à la consommation est calculé pour la France entière, la France métropolitaine, La Réunion, la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane. Depuis 2023, il est également calculé pour Mayotte, selon les mêmes modalités.
L’indice des prix à la consommation est présenté tous les 5 ans au Cnis et un comité d’utilisateurs composé de partenaires sociaux, de chercheurs, d’institutionnels, d’économistes, se réunit au moins une fois par an. Lors d’évolutions importantes comme l’utilisation des données de caisse, des échanges nombreux ont eu lieu dans le cadre du Cnis. Une réunion de concertation a été organisée avec les enseignes de la grande consommation ainsi que des réunions bilatérales en cas de besoin. Des réunions d’échanges sont prévues avec les enseignes pour leur présenter l’avancée des travaux et l’utilisation de leurs données.
Certains indices des sous-champs sont produits en partenariat (DGAC pour les transports aériens, ARCEP pour les services de télécommunication, Cnam).
Les évolutions méthodologiques d’ampleur (changement de base, utilisation des données de caisse) sont pilotées par des comités de pilotage spécifiques réunissant des représentants des différents services de l’Insee impliqués (régionaux, informatiques, méthodologie, utilisateurs internes de l’IPC) et sont déclinées en comité de suivi.
Prix des biens et des services consommés par les ménages
La collecte réalisée sur le terrain ou par internet par les enquêteurs est répartie sur les jours ouvrés de quatre semaines de collecte mensuelle.
L’IPC est produit à partir de différents types de collecte de données effectuées chaque mois :
(i) la collecte terrain : elle est régionalisée et réalisée par un réseau d’enquêteurs Insee dans les différents points de vente physiques de France métropolitaine et des Dom. L’enquêteur collecte dans les différents points de vente environ 40 % des prix constituant l’IPC via une tablette électronique sur une période de quatre semaines ;
(ii) la collecte Internet : elle est effectuée par des agents des directions régionales, par le pôle prix de Bordeaux, à la direction générale ou par des partenaires institutionnels ou leurs sous-traitants (prix des télécommunications et du transport aérien). Ces collectes peuvent être manuelles ou assistées par robots (web-scraping) ;
(iii) la collecte des données privées (données de caisse): les enseignes de la grande distribution transmettent l’ensemble des données (quantité, prix et chiffres d’affaires) relatives à la vente d’un article dans un point de vente pour les super et hypermarchés ;
(iv) la collecte par courrier : pour certains produits pour lesquels il est plus aisé de collecter l’information par courrier, la collecte se fait selon ce mode ;
(v) le téléphone est utilisé pour relever les tarifs de certains services
(vi) il faut enfin rappeler que l’IPC utilise également des données administratives lorsque celles-ci sont disponibles suffisamment rapidement (données sur les services de santé, les carburants, les Ehpad…)
La collecte de prix est réalisée par des agents de l’Insee. Pour des indices spécifiques (télécommunication, transport aérien, service de santé), elle peut être réalisée par d’autres organismes (l’Arcep, la DGAC, la Cnam).
La contrainte est a priori très faible car la collecte est faite directement par les enquêteurs de l’Insee, le plus souvent à partir des prix indiqués sur les étiquettes relatives aux produits exposés dans les magasins ou sur les points de vente. Il peut toutefois être nécessaire pour le responsable du point de vente de répondre à des questions complémentaires sur les produits ou services et leurs prix, notamment si le produit est manquant ou lorsque le prix n’est pas directement visible (cas de devis pour certains services notamment).
En ce qui concerne les fichiers transmis par les enseignes (données de caisse), il n’y a pas de contraintes pour les entreprises puisque les données existent déjà dans le système d’information des entreprises et sont transmises à des sociétés d’études qui les transfèrent à l’Insee.
Il n’existe pas de base de sondage retraçant l’ensemble de la consommation des ménages par articles, points de vente…
En l’absence de base de sondage, la consommation est tout d’abord décomposée par types de produit : un échantillon d’un peu plus de 1 000 familles de produits, appelées «variétés», est défini pour tenir compte de l’hétérogénéité des biens et services composant les différents postes de consommation des ménages tels que définis à partir de la nomenclature COICOP. Le choix de ces variétés repose sur les données de la comptabilité nationale, budget des familles et toutes autres sources. L’échantillon est mis à jour annuellement pour tenir compte de l’évolution des comportements de consommation et, notamment, pour introduire des produits nouveaux ou a contrario ne plus suivre les prix de produits dont la consommation tend à décliner, voire disparaître.
Le plan de sondage diffère ensuite selon le type de produits et selon l’information dont on dispose. Pour les relevés effectués par les enquêteurs dans des points de vente physiques (150 000 prix chaque mois), l’échantillon est issu d’un sondage à deux degrés : (i) les unités urbaines sont classées dans des strates prenant en compte leur situation géographique et leur taille ; ainsi classées, les unités urbaines dans lesquelles se font les relevés sont sélectionnées par un sondage aléatoire, conçu de sorte que la probabilité d’inclusion d’une unité urbaine soit proportionnelle à une variable représentative du poids des achats de consommation effectués par les ménages dans des points de vente de l’unité considérée ; (ii) les produits dont le prix sera relevé et les points de vente enquêtés sont choisis selon une méthode de quotas, en demandant aux enquêteurs d’effectuer un nombre donné de relevés par forme de vente du magasin dans lequel le produit est observé.
Pour les relevés issus d’Internet, des informations ad hoc peuvent être parfois mobilisées sur les parts de marché des différents opérateurs ou les produits les plus consommés (statistiques sur les trajets par exemple pour les services de transports, statistiques sur les profils de consommateurs pour les télécommunications, les assurances…). En l’absence de toute information, le choix des produits est effectué par l’enquêteur et les relevés sont équipondérés.
Enfin, pour les produits suivis par des données de transaction ou données de caisse, on dispose d’une base de sondage puisque les quantités précises consommées sont connues par articles et points de vente. L’exhaustivité des données est utilisée.
| Type | Diffusé | Date prévue après milésime | Commentaires |
|---|---|---|---|
| Résultats statistiques | Non | Les Informations Rapides sur l’IPC présentent les principaux résultats nationaux avec un commentaire. Les résultats des Dom sont présentés dans la collection Insee Flash. Ces publications sont mensuelles. |
Dernière mise à jour :
Retrouver plus d'information sur le cheminement d'une enquête sur cette page
Intérêt général Du 01/01/2015
au 31/12/2019
Date de l'avis : 29/04/2014
Organe d'avis : Commission Démographie et questions sociales
Conformité Du 01/01/2015
au 31/12/2019
Date d'examen : 18/06/2014
Commission d’examen : Entreprises
Qualité statistique avec obligation
Dispositif d’enquête pour l’indice des prix à la consommation (IPC)
Institut national de la statistique et des études économiques (Insee)
Périodicité Mensuelle
Champ géographique France hors Mayotte
Les points de ventes au détail ou les sites de vente en ligne sont les unités statistiques enquêtées (onze formes de vente sont distinguées). Environ 30 000 points de vente sont enquêtés ainsi que 200 sites internet.
Oui
Obligatoire
L’indice des prix à la cnsommation (IPC) est l’instrument officiel de mesure de l’inflation. Il permet d’estimer, entre deux périodes données, la variation moyenne des prix des biens et des services consommés par les ménages. C’est une mesure synthétique de l’évolution « pure » de prix, c’est-à-dire à qualité constante des produits consommés.
L’IPC joue un triple rôle :
économique : il permet de suivre mensuellement l’inflation. L’IPC est également utilisé comme déflateur de nombreux agrégats économiques pour calculer des évolutions en volume ou en termes réels ;
socio-économique : l’IPC, publié au Journal Officiel chaque mois, sert à indexer de nombreux contrats privés, des pensions alimentaires, des rentes viagères ainsi que le SMIC. Il sert également depuis début 2008 au calcul de l’indice de référence des loyers ;
monétaire et financier : les indices de prix ont fait l’objet d’un travail d’harmonisation coordonné par Eurostat, tant au plan des méthodes que des données produites. Les indices de prix à la consommation harmonisés (IPCH) ainsi obtenus ne se substituent pas aux IPC nationaux : ils sont destinés aux comparaisons internationales et au calcul d’un indice de prix pour l’Union européenne. La mise en place de l’Union monétaire a renforcé le rôle de l’IPCH, principal instrument de pilotage de la politique monétaire dans la zone euro. Les indices de prix IPC ou IPCH sont aussi utilisés pour l’indexation sur l’inflation d’instruments financiers.
La première génération d’indices date de 1914. Au cours du temps, la couverture de l’IPC s’est élargie tant au plan géographique qu’en termes de population représentée ou de consommation couverte. L’IPC-base 2015 couvre l’ensemble de la population et du territoire national (métropole et départements d’outre-mer hors Mayotte). Il est entré en vigueur en janvier 2016. Ce changement de base a permis l’introduction de la nouvelle version de la nomenclature européenne COICOP (classification of individual consumption by purpose), la révision de l’échantillon d’agglomérations de collecte et quelques modifications méthodologiques requises, s’agissant notamment du suivi des produits saisonniers volatils (fruits, légumes, poissons, crustacés, fleurs et plantes).
Pas de questionnaire. La collecte des prix est effectuée par le réseau d’enquêteurs de l’Insee via une tablette électronique.
La collecte réalisée sur le terrain par les enquêteurs est répartie sur les jours ouvrés des quatre semaines de collecte mensuelle.
L’Insee dispose d’un réseau d’enquêteurs répartis sur l’ensemble du territoire, qui relèvent tous les mois près de 200 000 prix dans les points de vente.
À ces prix relevés sur le terrain s’ajoutent plus de 190 000 tarifs collectés directement auprès d’organismes privés ou publics, les services publics locaux, ainsi que des sites de vente en ligne ou fournis par des partenaires institutionnels.
Insee (Institut national de la statistique et des études économiques)
Le plan de sondage est stratifié selon trois types de critère :
– critère géographique : les relevés sont effectués dans les agglomérations de plus de 2 000 habitants réparties sur le territoire métropolitain et dans les 4 DOM (Guadeloupe, Guyane, Martinique, Réunion) ;
– type de produit : un échantillon d’un peu plus de 1 100 familles de produits, appelées “variétés” est défini pour tenir compte de l’hétérogénéité des biens et services composant les différents postes de consommation des ménages tels que définis à partir de la nomenclature COICOP. La variété est le niveau de base pour le suivi des produits et le calcul de l’indice.
– type de point de vente : un échantillon de 30 000 points de vente, stratifié par forme de vente, a été constitué pour représenter la diversité des produits et modes d’achat des consommateurs et prendre en compte des variations de prix différenciées selon les formes de vente.
Le croisement de ces différents critères aboutit à suivre un peu plus de 200 000 séries (produits précis dans un point de vente donné). Enfin, environ 190 000 séries ” tarifaires “, collectées de façon centralisée ou fournies par des partenaires institutionnels publics ou privés complètent l’information nécessaire au calcul sur le champ des biens et services non directement vendus en magasins.
L’échantillon est mis à jour annuellement pour tenir compte de l’évolution des comportements de consommation et, notamment, pour introduire des produits nouveaux ou a contrario ne plus suivre les prix de produits dont la consommation tend à décliner, voire disparaître.
Méthodologie générale :
L’IPC est un indice de Laspeyres chaîné annuellement. Outre la composition de l’échantillon, les pondérations utilisées pour agréger les -30 000 indices élémentaires (croisement variétés x agglomération dans le cas général) sont également mises à jour annuellement. Ces pondérations représentent la part des consommations des ménages couvertes par l’IPC. Elles sont obtenues, pour la plupart, à partir des évaluations annuelles des dépenses de consommation des ménages réalisées par la Comptabilité Nationale.
| Type | Diffusé | Date prévue après milésime | Commentaires |
|---|---|---|---|
| Résultats statistiques | Non | Les Informations Rapides sur l’IPC présentent les principaux résultats avec un commentaire. |
Dernière mise à jour :
Retrouver plus d'information sur le cheminement d'une enquête sur cette page
Intérêt général Du 01/01/2010
au 31/12/2014
Date de l'avis : 24/03/2009
Organe d'avis : Commission Démographie et questions sociales
Conformité Du 01/01/2010
au 31/12/2014
Date d'examen : 29/06/2009
Commission d’examen : Entreprises
Qualité statistique avec obligation
Enquête Indice des prix à la consommation (IPC)
Institut national de la statistique et des études économiques (Insee)
Périodicité Mensuelle
Champ géographique France hors Mayotte
Les points de ventes au détail (onze formes de vente sont distinguées) sont les unités statistiques enquêtées.
Environ 27.000 points de vente sont enquêtés.
Oui
Obligatoire
L’IPC est l’instrument de mesure de l’inflation. Il permet d’estimer, entre deux périodes données, la variation moyenne des prix des produits consommés par les ménages. C’est une mesure synthétique de l’évolution “pure” de prix des produits, c’est-à-dire à qualité constante.
L’IPC joue un triple rôle :
– économique : il permet de suivre, au mois le mois, l’inflation. L’IPC est également utilisé comme déflateur de nombreux agrégats économiques (consommation, revenus…) pour calculer des évolutions en volume, ou en termes réels (“en euros constants”).
– socio-économique : l’IPC, publié au Journal Officiel chaque mois, sert à indexer de nombreux contrats privés, des pensions alimentaires, des rentes viagères et aussi à indexer le Smic. L’indice retenu pour le Smic est celui des ménages urbains dont le chef de famille est employé ou ouvrier, hors tabac.
– monétaire et financier : à des fins de comparaison internationale, les indices de prix ont fait l’objet d’un travail d’harmonisation coordonné par Eurostat, tant au plan des méthodes que des données produites. Les indices de prix à la consommation harmonisés (IPCH) ainsi obtenus ne se substituent pas aux IPC nationaux. Ils sont destinés aux comparaisons internationales et au calcul d’un indice de prix pour l’Union européenne. La mise en place de l’Union monétaire renforce le rôle de l’IPCH, principal instrument de pilotage de la politique monétaire dans la zone Euro. Dans le cas de la France l’IPC et l’IPCH ont des évolutions assez voisines, reflet de leur proximité méthodologique. IPC et IPCH diffèrent toutefois sur leur champ : celui de l’IPCH est la dépense de consommation finale monétaire des ménages. L’IPCH suit les prix “nets” des remboursements des administrations alors que l’IPC suit les prix “bruts”, représentatifs des prix d’achat des produits consommés. Les indices et pondérations calculés sont donc différents dans les secteurs où la prise en charge par la collectivité nationale est importante (santé, services de protection sociale).
En septembre 1998, des obligations indexées sur l’inflation (l’IPC national dans ce cas), ont été émises par le Trésor français, impliquant pour la première fois l’indice des prix dans la définition d’un instrument financier.
Production et publication :
L’IPC est publié mensuellement dans diverses nomenclatures de consommation par produit. La nomenclature de base est une version plus détaillée de la nomenclature internationale COICOP. Elle comprend 161 groupes et 305 postes regroupés par fonctions. Les indices de groupes sont diffusés mensuellement, ceux des postes en moyenne annuelle.
La première génération d’indices date de 1914. Au cours du temps, la couverture de l’IPC s’est élargie tant au plan géographique qu’en termes de population représentée ou de consommation couverte. L’IPC base 1998 constitue la 7ème génération d’indice. Il est entré en service en janvier 1999.
Pas de questionnaire. La collecte des prix est effectuée par le réseau d’enquêteurs de l’Insee via une tablette électronique.
Collecte par enquêteur effectuée tout au long du mois. Les relevés sont mensuels sauf pour les produits frais pour lesquels le suivi s’effectue tous les quinze jours.
National. Les DOM (hors Mayotte) sont intégrés depuis la mise en place de la nouvelle base 1998 de l’IPC.
L’Insee dispose d’un réseau d’enquêteurs répartis sur l’ensemble du territoire, qui relèvent tous les mois près de 160 000 prix dans les points de vente.
Insee (Institut national de la statistique et des études économiques)
Le plan de sondage est stratifié selon trois types de critère :
– critère géographique : les relevés sont effectués dans 96 agglomérations de plus de 2 000 habitants dispersées sur le territoire métropolitain et de toute taille ainsi que dans les agglomérations des DOM ;
– type de produit : un échantillon d’un peu plus de 1 000 familles de produits, appelées “variétés” est défini pour tenir compte de l’hétérogénéité des produits au sein des postes. La variété est le niveau de base pour le suivi des produits et le calcul de l’indice. La liste des variétés reste confidentielle et l’IPC n’est pas diffusé à ce niveau.
– type de point de vente : un échantillon de 27 000 points de vente, stratifié par forme de vente, a été constitué pour représenter la diversité des produits et modes d’achat des consommateurs et prendre en compte des variations de prix différenciées selon les formes de vente.
Le croisement de ces différents critères aboutit à suivre un peu plus de 140 000 séries (produits précis dans un point de vente donné) donnant lieu à près de 160 000 relevés mensuels. A ces chiffres s’ajoutent environ 30 000 séries de type “tarif”, collectées de façon centralisée.
L’échantillon est mis à jour annuellement pour tenir compte de l’évolution des comportements de consommation et, notamment, introduire des produits nouveaux ou supprimer des produits moins consommés.
Les révisions portent sur la liste et le contenu des variétés ainsi que sur la répartition par forme de vente, voire par agglomération.
Méthodologie générale :
L’IPC est un indice de Laspeyres chaîné annuellement. Outre la composition de l’échantillon, les pondérations utilisées pour agréger les 21 000 indices élémentaires (croisement variétés x agglomération dans le cas général) sont également mises à jour annuellement. Ces pondérations représentent la part des consommations des ménages couvertes par l’IPC. Elles sont obtenues, pour la plupart, à partir des évaluations annuelles des dépenses de consommation des ménages réalisées par la Comptabilité Nationale.
Des traitements spécifiques sont effectués pour les produits frais, les autres variétés saisonnières, les variétés tarifaires et pour déterminer des évolutions de prix “pures”, à qualité constante, lorsqu’un produit disparu est remplacé en cours d’année par un autre.
Les promotions et soldes offerts à tous les consommateurs sont pris en compte.
| Type | Diffusé | Date prévue après milésime | Commentaires |
|---|---|---|---|
| Résultats statistiques | Non | L’indice du mois n est publié autour du 13 du mois n+1. |