Avis du Cnis
Intérêt général Du 01/01/2021
au 31/12/2022
Date de l'avis : 03/06/2021
Organe d'avis : Commission Démographie et questions sociales
Intérêt général
Dernier VISA délivré : 2022X711SA
Dernière mise à jour :
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Intérêt général Du 01/01/2021
au 31/12/2022
Date de l'avis : 03/06/2021
Organe d'avis : Commission Démographie et questions sociales
Conformité Du 01/01/2022
au 31/12/2022
Date d'examen : 20/01/2022, 19/05/2021
Commission d’examen : Ménages
Enquête Épidémiologie et conditions de vie – vague 4
SSM Santé et solidarités - Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees)
Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm)
Périodicité Ponctuelle ou pluri-annuelle
Unité enquêtée Individu ou Ménages
Le champ est constitué des individus résidant en France métropolitaine, dans les Antilles et à La Réunion (sauf ceux résidant en EHPAD, maisons de retraite et prisons) au 1er janvier 2018, âgés de 15 ans ou plus au 1er janvier 2020. :
L’objectif est de couvrir la population la plus large possible sous réserve de faisabilité immédiate au moment du lancement de la cohorte, notamment s’agissant de base de sondage.
EpiCov couvre la France métropolitaine, la Guadeloupe, la Martinique et La Réunion. En ce qui concerne la Guyane et Mayotte, le taux de couverture -plus faible- de la base de sondage (Fidéli), le taux d’équipement internet et la multiplicité des langues présentes sur ces territoires ne permettent pas d’obtenir des résultats représentatifs pour une enquête par internet et par téléphone.
L’enquête a visé dès la vague 1 à être représentative au niveau départemental (y compris dans les DOM enquêtés), et dans les aires urbaines de plus de 600 000 habitants, ainsi que dans l’aire urbaine de Mulhouse (point de départ de l’épidémie en France).
Non
L’enquête EpiCov dans ses deux premières vagues avait pour objectif d’offrir, sur grand échantillon, un questionnement varié et pluridisciplinaire pour permettre de mettre en regard les informations sur les conditions de vie, les comportements durant la crise sanitaire, et sur la prévalence du SARS-CoV-2 mesurée par les analyses biologiques.
Pour la vague qui doit se tenir en juin prochain, les centres de ressources biologiques associés au projet ne sont pas en mesure d’absorber la charge de travail que les analyses de prélèvements sanguins font peser sur eux, et la mise en place de tests sérologiques pour cette vague n’a donc pas pu être prévue. Le dispositif a cependant été jugé opportun pour répondre à la fois à la demande politique et sociale de données sur la santé mentale, notamment des enfants, et sur les opinions et les pratiques à l’égard de la vaccination contre le Covid et sur l’évolution de la situation professionnelle. Cette demande politique coïncide avec les besoins scientifiques de l’équipe de recherche.
Les objectifs de cette vague sont donc de renseigner sur trois sujets principaux : la santé mentale en France après un an de crise sanitaire, les opinions et les pratiques relatives à la vaccination, ainsi que la situation professionnelle et financière et les conditions de travail.
La vague 3 de l’enquête EpiCov fait suite aux deux premières interrogations, ayant eu lieu respectivement en mai et novembre 2020. Une vague 4 prévue à l’automne, incluant des prélèvements biologiques est également en préparation, selon un protocole semblable à celui des vagues 1 et 2.
Un appariement de la cohorte EpiCov avec les données du système national des données de santé (SNDS, rassemblant les données de l’Assurance maladie) est également en cours de préparation, afin de disposer des informations sur les hospitalisations et les consommations de soins pour :
En particulier, un appariement avec deux bases spécifiques en périphérie du SNDS est à l’étude : les systèmes d’information relatifs aux tests de dépistage du SARS-CoV-2 (Si-Dep) et à la vaccination (VacSI), qui permettront d’enrichir la compréhension des phénomènes étudiés dans cette vague et de raccourcir les questionnaires.
EpiCov est une enquête en cohorte, issue d’un échantillon aléatoire tiré à partir de sources fiscales (Fidéli). Deux premières interrogations ont déjà eu lieu en mai 2020 et novembre 2020, et étaient accompagnées de la réalisation de prélèvements biologiques (dépôt de gouttes de sang sur des buvards, prélevées grâce à des autopiqueurs fournis par l’équipe du projet, avant renvoi par la Poste).
Les questionnaires de ces deux premières interrogations abordaient les sujets suivants : données sociodémographiques sur les personnes interrogées et sur les membres de leur ménage, état de santé, recours aux soins et aux tests de dépistage du Covid-19, situation professionnelle, organisation familiale, questions sur un des enfants du ménage (entre 3 et 18 ans), vie affective, violences, sorties et respect des gestes barrière, santé mentale, hésitation vaccinale, confiance dans les institutions, lieu de naissance et nationalité des parents.
Cette méthodologie d’enquête avait été présentée au CNIS le 10 avril, qui a émis une décision d’opportunité le 14 avril 2020 (n°42 / H030).
Cette nouvelle vague d’interrogation se distingue des deux premières, par l’absence d’analyses biologiques intégrées au dispositif d’enquête, et par les thématiques abordées légèrement différentes. L’enquête sera centrée sur la santé mentale des personnes interrogées et de leurs enfants, les représentations et les pratiques autour de la vaccination et sur l’évolution de la situation professionnelle et financière. Des questions supplémentaires sur des thématiques pouvant éclairer ces trois thématiques principales pourront également figurer dans cette vague d’interrogation.
Non
Les résultats déjà publiés (concernant la vague 1) sont les suivants :
| Type de diffusion
selon la codification (1) |
Période de diffusion | Niveau géographique (2) des résultats | Remarques |
| Premières publications générales, collections de la Drees, l’Insee, l’IRESP (3) | Première quinzaine d’octobre 2020 (ER n°1167[1], QSP n°X[2], IP n°1822[3]) | Nationaux, déclinaisons régionales | |
| Publications Drees thématiques (4) | Décembre 2020 (DD n°72[4]), mars 2021 (ER n°1186[5]) | Nationaux, déclinaisons régionales | |
| Synthèse générale des résultats obtenus par l’enquête (vague 1) (2) | Mai ou juin 2021, actualisation régulière ensuite | National, régional, départemental | Questions de mise en forme / secret statistique à traiter avant mise en ligne |
| Présentations, séminaires (Conseil scientifique, IGAS, comité vaccination, Haut Conseil de la Santé Publique,…) (5) | Depuis le début du projet EpiCov | Variable selon les occasions |
[1] https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/publications/etudes-et-resultats/en-mai-2020-45-de-la-population-vivant-en-france-metropolitaine
[2] https://www.iresp.net/app/uploads/2020/10/IReSP_QSP40.web_.pdf
[3] https://www.insee.fr/fr/statistiques/4801313
[4] https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/publications/les-dossiers-de-la-drees/la-veille-du-deuxieme-confinement-le-systeme-de-depistage
[5] https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/publications/etudes-et-resultats/confinement-de-novembre-decembre-2020-une-hausse-des-demandes-de
Il n’y a pour l’instant pas eu de concertation avec les partenaires sociaux d’organisée autour de la cohorte EpiCov. Un comité de liaison a été mis en place par l’Inserm pour présenter l’enquête à des représentants des collectivités locales et de différentes directions d’administration centrale pour recueillir leurs questions et leurs attentes.
Une concertation des partenaires sociaux et de l’UNAF sera organisée (probablement au mois de juin), afin de présenter le dispositif et d’obtenir l’avis des partenaires sociaux et de l’UNAF sur la vague 4, qui aura lieu à l’automne.
INSEE, Santé Publique France, centres de recherche associés à l’équipe de recherche (INED, CNRS, Paris-Saclay, Dauphine…)
La comitologie autour de l’enquête associe pour l’instant quatre instances complémentaires :
Une concertation des partenaires sociaux et des associations familiales n’a pour l’instant pas encore été mise en place. Une consultation électronique est en cours de préparation, et la possibilité d’une réunion de préparation d’ici à la prochaine vague d’interrogation (vague 4) est en cours d’instruction.
L’état de la santé mentale en France, après un an de crise sanitaire
Les enquêtes représentatives existantes dotées d’un échantillon suffisant pour pouvoir étudier les comorbidités dans ce domaine, premières vagues d’EpiCov comprises, n’interrogent que sur une partie des troubles de santé mentale, la dépressivité (vagues 1 et 2) et les pensées et conduites suicidaires (vague 2 seulement) dans le cas d’EpiCov. L’enquête CoviPrev, menée par Santé publique France, étudie également les troubles de la santé mentale depuis le début de la crise sanitaire, mais à partir d’un échantillon panel réduit (2000 personnes environ), interrogé de manière très intense (23e interrogation prévue pour les 19 et 21 avril), qui ne permet plus de garantir une neutralité de l’attrition du panel sur la représentativité des résultats et ne permet pas non plus d’identifier les associations statistiques entre les différents troubles et avec les caractéristiques sociodémographiques des personnes. L’épidémiologie de la santé mentale en France n’a par ailleurs pas pu s’appuyer sur une enquête en population générale pour évaluer la prévalence des différents troubles psychiques dans la population depuis le début des années 2000, avec l’enquête « Santé mentale en population générale » (SMPG, CCOMS et Drees, 1999-2003).
Des études récentes (Taquet et al[1]., avril 2021) rapportent par ailleurs un lien entre contamination par le Covid-19 et apparition dans les six mois de troubles de la santé mentale. L’enquête EpiCov offre l’opportunité de mettre en regard les résultats obtenus sur les conditions de vie avec les détections de troubles probables par ce questionnaire, pour approfondir les connaissances scientifiques sur ce lien entre SARS-CoV-2, contexte sanitaire et santé mentale.
Le questionnaire de la vague 3 d’EpiCov se propose donc d’étudier en détail l’état de santé mentale de la population, en en explorant différentes dimensions dans la population adulte :
Des questions portant sur des variables d’éclairage importantes, telles que le soutien social dont peuvent disposer les personnes dans le contexte de crise sanitaire, le recours à l’aide formelle ou informelle (professionnels ou non de la santé mentale) ou l’activité physique et la consommation d’écrans et des réseaux sociaux seront posées.
Une interrogation des parents sur un de leurs enfants (entre 3 et 18 ans) sera également incluse, à partir d’un questionnaire standardisé permettant d’établir l’état psychique de l’enfant, et de quelques thématiques d’éclairage approchant celles des adultes (recours à l’aide, consommation d’écran, activité physique).
Les opinions et pratiques relatives à la vaccination
La vaccination ayant été identifiée comme un des leviers principaux permettant de sortir de la situation sanitaire causée par la pandémie de SARS-CoV-2, il est de toute évidence important de disposer d’information permettant d’orienter la stratégie vaccinale et d’évaluer son efficacité. Des questions sur l’hésitation vaccinale figuraient déjà en vague 2 d’EpiCov, mais l’interrogation et surtout la conception du questionnaire ont eu lieu à un moment où les vaccins n’étaient pas encore accessibles.
Avec une interrogation en juin 2021, il sera possible de distinguer selon l’éligibilité éventuelle au moment de l’interrogation des personnes répondantes les questions posées:
L’articulation des pratiques et représentations en matière de vaccination sera également étudiée en lien avec la pratique des tests sérologiques, ainsi qu’avec l’application des gestes barrière, et avec le niveau d’information des répondants.
La situation professionnelle et les conditions de travail
La crise sanitaire a eu un impact majeur sur la situation d’emploi et sur les conditions d’entrée sur le marché du travail, pour les plus jeunes notamment, qu’il convient d’actualiser. L’évolution de la situation financière, très différente selon les groupes socio-professionnels, est également importante à documenter. Par ailleurs, la santé mentale peut difficilement être analysée avec précision et rigueur en faisant abstraction de la situation professionnelle des personnes, et, la crise sanitaire offrant un contexte très particulier sur le marché du travail, les seules informations réunies lors des interrogations de mai et novembre dernier ne permettent pas de qualifier suffisamment la situation actuelle des répondants.
Il semble par ailleurs bienvenu d’offrir un nouveau point plus d’un an après le début de la crise sanitaire sur cette question, en complément des informations tirées d’autres enquêtes telles que l’enquête Emploi de l’Insee, alors qu’une première publication sur les conséquences économiques du confinement à partir des données d’EpiCov de mai 2020 est sortie en octobre dernier.
Cas particulier : risques psychosociaux (des salariés des établissements de santé)
Le questionnaire de la vague 3 de l’enquête EpiCov comprendra également un court module sur les conditions de travail, en particulier pour les salariés des établissements sanitaires (public et privé) et du secteur médico-social ou social public.
Ce module vise à répondre à un besoin d’information sur les répercussions de la crise sanitaire sur différentes dimensions des conditions de travail et des risques psychosociaux qui ont pu être rencontrés par les personnels, soignants ou non, dans ces établissements. D’autres recherches en cours sont complémentaires à cette approche : elles s’attachent à rendre compte des contaminations par la Covid et de leurs contextes (c’est le cas des recherches initiées par Santé publique France et le GERES (Groupe d’étude sur le risque d’exposition des soignants), ou vont s’intéresser à la vaccination (cohorte Esperes, initiée par l’AP-HP, priorisée par le Capnet).
Sur les conditions de travail à l’hôpital spécifiquement, le point d’enquête le plus récent disponible remonte à 2019, avec l’enquête Conditions de travail 2019 menée en lien avec la Dares, la DGAFP et l’Insee, grâce aux suréchantillons sur ce champ (FPH via la fonction publique en général ; établissements de santé privés). L’enquête Tracov, déployée en début d’année 2021 vise à mesurer l’impact de la crise sanitaire sur les conditions de travail en population générale, mais elle ne devrait pas permettre des exploitations sur le champ de l’hôpital : en effet, la taille de l’échantillon global n’est pas suffisante pour assurer d’emblée un échantillon exploitable sur ce sous-champ et il est impossible de suréchantillonner comme dans les enquêtes Conditions de travail.
La Drees a donc proposé d’utiliser l’échantillon d’EpiCov, dont la taille importante permet de disposer d’un échantillon de répondants suffisant, même sans suréchantillonnage spécifique, pour poser quelques questions aux personnes se déclarant salariées d’un hôpital public, d’un établissement de santé privé (clinique), ou d’un établissement du secteur social et médico-social public.
En tenant, comme principe de conception, à reprendre autant que possible des questions issues de Conditions de travail ou de Tracov, le questionnaire cherchera à capter les évolutions de l’activité rencontrées, et leurs conséquences sur l’autonomie, les exigences émotionnelles, les conflits de valeur, les rapports sociaux au travail, la reconnaissance perçue et la soutenabilité du travail sur du long terme. Des développements spécifiques ont été introduits sur la spécificité des exigences émotionnelles dans le secteur, notamment liées au fait d’être en situation d’être l’un des seuls contacts de personnes en situation de détresse. L’intensité des conditions de travail à l’hôpital est déjà connue et élevée, aussi il n’a pas semblé utile de retenir trop d’indicateurs des contraintes horaires ou d’intensité du travail en tant que telles : l’interrogation des vécus associés à cette intensité a été privilégiée.
Couplé au questionnement sur la santé mentale, ce module pourrait permettre de relier exposition à des RPS et santé mentale en identifiant notamment si les personnes qui se déclarent le moins capables de faire le même travail à long terme peuvent être plus concernées.
Ce module pallierait le manque de données disponibles sur la période, manque d’autant plus patent que le point suivant du dispositif d’enquêtes sur les Conditions de travail et les Risques psychosociaux, initialement prévu pour début 2022, a été reporté au moins à 2023.
Suite à des discussions avec l’Inserm, alors que la Drees envisageait de ne poser ces questions qu’aux personnels des établissements de santé, ces questions pourront finalement être posées à l’ensemble de la cohorte. La Drees estimait que cela induirait une certaine redondance avec l’enquête Tracov de la Dares, mais ne s’y oppose pas tant que la durée du questionnaire ne dépasse pas les contraintes de la vague.
***
[1] “6-month neurological and psychiatric outcomes in 236 379 survivors of COVID-19: a retrospective cohort study using electronic health records”, Maxime Taquet, John R Geddes, Masud Husain, Sierra Luciano, Paul J Harrison, April 06, 2021 ; DOI : https://doi.org/10.1016/S2215-0366(21)00084-5
Les vagues d’EpiCov n’ont pas de régularité fixe, mais ont en pratique un espacement relativement constant de six mois entre chaque vague. Les vagues précédentes ont eu lieu du 2 mai au 1er juin 2020 (vague 1) et du 26 octobre au 8 décembre 2020. La vague 3 est prévue pour avoir lieu du 5 juin (si possible ; 7 juin si délai nécessaire pour parution au JO). La vague 4, dont les modalités sont encore à fixer, devrait avoir lieu à l’automne, probablement en octobre.
La collecte sera multimode pour tirer parti des informations de contact disponibles dans Fidéli (adresses postales, 70 % des logements avec au moins une adresse mail, 70 % des logements avec au moins un numéro de téléphone dont 45 % avec au moins un portable) dans le calendrier restreint de cette enquête.
Comme pour les vagues précédentes, il est envisagé :
Les données de contact pour joindre les participants sont les mêmes que dans les vagues précédentes, et sont donc fiables : elles ont permis de joindre les répondants par deux reprises, et ont pu être mises à jour au cours des dernières interrogations (a fortiori pour les répondants ayant accepté de recevoir du matériel de test à leur domicile).
Les données de l’enquête seront enrichies des données de tests sérologiques et des données des questionnaires ultérieurs. Un appariement sera ultérieurement mis en place avec le Système national des données de santé (SNDS) à partir de l’état civil complet disponible dans Fidéli. Un appariement spécifique avec le SI de vaccination (VacSI) permettra d’enrichir en particulier les données rassemblées dans cette vague.
La collecte est assurée par Ipsos, lié à la Drees par le biais d’un accord-cadre pour le recours aux prestations d’enquête.
La durée précise du questionnaire de vague 3 n’est pas encore connue (des derniers arbitrages sont en cours), mais cette durée devrait approcher au maximum la durée des deux vagues précédentes, soit environ une demi-heure en moyenne, comme l’a confirmé un minutage effectué par notre prestataire Ipsos.
La distinction entre une version « courte » et une version « longue » du questionnaire (par modules thématiques supplémentaires pour la version longue) ne sera a priori pas maintenue pour cette vague.
L’échantillon initial de l’enquête a été tiré dans Fidéli-millésime 2018 (données fiscales de la DGFIP).
Taille de l’échantillon : tirage de 350 000 personnes en France métropolitaine, ainsi que 7 000 personnes dans chacun des trois Drom dans le champ (Martinique, Guadeloupe, La Réunion).
La vague 3 de l’enquête interrogera les répondants de la deuxième vague d’enquête : le taux de réponse jusqu’ici était de 38 % en vague 1, et de 80 % pour la réinterrogation en novembre de ces premiers répondants 108 000 personnes figurent donc maintenant dans l’échantillon pour cette vague 3.
L’idée d’une réalimentation de la cohorte par un rappel des non-répondants ne sera pas mise en place pour cette vague n°3, mais est à l’étude pour la vague n°4 de l’automne prochain : en effet, les biais accumulés par la non-réponse cumulative méritent d’être pris en compte et d’être, si possible, corrigés ou réduits.
Le plan de sondage a été développé en lien avec la division Sondages de l’Insee. Le but initial était d’obtenir une représentativité au niveau département pour les résultats des questionnaires ainsi qu’au niveau des aires urbaines de plus de 600 000 habitants. La représentativité fine au niveau géographique est nécessaire pour la compréhension de la situation sanitaire. Les personnes appartenant à des ménages en situation de pauvreté ont été surreprésentées. La diffusion du virus dans ces ménages pourrait être plus importante (promiscuité dans les conditions de vie par exemple, moins bonne littératie en santé conduisant à une moins bonne application des mesures barrière, etc.).
| Type | Diffusé | Date prévue après milésime | Commentaires |
|---|---|---|---|
| Résultats statistiques | Non | Septembre 2021 |
Dernière mise à jour :
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Intérêt général Du 01/01/2020
au 31/12/2020
Date de l'avis : 14/04/2020
Conformité Du 01/09/2020
au 31/12/2020
Date d'examen : 17/08/2020
Commission d’examen : Ménages
Enquête EPIdémiologie et Conditions de Vie liées au COVID 19 - EpiCov - vague T2
SSM Santé et solidarités - Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees)
Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm)
Unité enquêtée Individu ou Ménages
Champ géographique France hors Guyane et Mayotte
Le champ est constitué des individus résidant en France métropolitaine, dans les Antilles et à La Réunion (sauf ceux résidant en EHPAD, maisons de retraite et prisons) au 1er janvier 2018, âgés de 15 ans ou plus au 1er janvier 2020. : L’objectif est de couvrir la population la plus large possible sous réserve de faisabilité immédiate, notamment s’agissant de base de sondage.
L’unité d’échantillonnage est l’individu. Ce dernier est sollicité pour le questionnaire phase 0, pour les prélèvements biologiques et pour les questionnaires ultérieurs. L’unité d’observation est l’individu ; des questions lui sont aussi posées sur son ménage. Selon le type d’exploitation, il y a potentiellement deux unités d’intérêt : l’individu et le ménage.
Il est probable que, pour un sous-échantillon (par exemple 35 000 personnes), des questions plus spécifiques soient obtenus pour chaque membre du ménage (enfants et adultes), et qu’un auto-prélèvement soit proposé à chacun d’eux. Le but de ce sous-échantillon serait d’apporter de la connaissance sur la diffusion du virus intra-foyer.
Non
Le projet EpiCov est porté par l’Inserm et la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) du ministère des Solidarités et de la Santé, en lien avec leurs partenaires (Insee, Santé publique France, CNRS, Ined, Université Paris-Saclay). Il est constitué d’une enquête statistique en plusieurs vagues, visant à fournir une cartographie du statut immunitaire de la population et de sa dynamique, sur l’ensemble du territoire, via la collecte d’échantillons biologiques couplée à des questionnaires. L’objectif du projet EpiCov est de fournir d’une part, une cartographie précise du statut immunitaire de la population sur des paramètres de santé, de conditions de vie et d’inégalités sociales, et d’autre part, un suivi de la dynamique épidémique à court, moyen et long terme. Le déploiement dans des délais exceptionnellement rapides d’une cohorte de surveillance épidémique à grande échelle et statistiquement représentative à l’échelon départemental pourra nourrir les modélisations de l’épidémie. La taille de l’échantillon et le questionnaire doit permettre d’identifier et d’étudier la situation vis-à-vis de l’épidémie pour différents domaines de diffusion d’intérêt particulier : zones géographiques (départements ou métropoles particulièrement exposées à la maladie par exemple), groupes sociaux, etc.
Cette deuxième vague de l’enquête EpiCov a pour objectif la mesure précise de la prévalence de la maladie sur le territoire français à l’automne 2020, avec une précision départementale. Cette photographie du statut épidémique sera ensuite croisée avec les différentes thématiques traitées par le projet, permettant d’apporter des éclairages complémentaires sur la façon dont l’épidémie affecte de manière différenciée la population selon l’âge, la profession, le niveau de vie, les conditions d’habitation, etc. L’impact des mesures sanitaires sur la santé physique et mentale ainsi que sur les comportements fera également l’objet d’analyses approfondies.
Étant donné le caractère exceptionnel de la période que nous vivons, nombre de projets d’enquêtes se sont montés ces derniers jours sur le coronavirus et le confinement.
La nécessité de faire vite a naturellement conduit ces projets à s’appuyer sur des dispositifs de collecte existants. Deux voies ont été privilégiées : les cohortes ou panel déjà en place et la diffusion des questionnaires via les réseaux sociaux.
Parmi les projets sur les cohortes ou panel, il est possible de citer ces initiatives :
– l’enquête Coconel (COronavirus et CONfinement : Enquête Longitudinale) de l’UMR Vitrome (Vecteurs Infections tropicales et Méditerranéennes de l’Institut méditerranée infection) et de l’ORS PACA, qui utilise le panel en ligne commercial de l’IFOP ;
– l’enquête Coronavirus (Connaissances, perceptions et comportements à l’égard de l’épidémie du coronavirus et des mesures de confinement associées) de Santé publique France qui mobilise le panel en ligne commercial BVA ;
– un projet autour de la cohorte Tempo (jeunes adultes) portant notamment sur les impacts en matière de santé mentale et d’addictions ;
– l’enquête Coco (Coping with Covid : sujets sociaux, psychologique, politiques) intégrée au panel ELIPSS (Sciences-Po).
Parmi les projets diffusés sur les réseaux sociaux, il est possible de citer ces initiatives :
A notre connaissance, deux projets s’appuient sur des enquêtes de la statistique publique :
– L’introduction dans l’enquête de conjoncture mensuelle auprès des ménages de l’Insee (CAMME) d’une plateforme en mai sur le coronavirus ;
– Le projet international COCLICO (confinement et santé mentale), mené en France par l’Irdes, en réinterrogeant des personnes de l’enquête santé européenne 2019.
De nombreux autres projets ont une approche qualitative sur la base d’entretiens, par exemple l’enquête ComCovid-19 : entretiens en profondeur sur santé mentale, adaptation psychosociale aux risques et au confinement, réactions à la communication nationale de santé publique, usages des médias (Université d’Aix-Marseille).
L’enquête EpiCov se distingue de ces études par la taille de la population sollicitée (370 000 personnes) et la méthode de sélection de cet échantillon (tirage aléatoire en population générale) permettant des résultats représentatifs à un niveau géographique fin (département) ainsi que par son volet biologique de grande ampleur. Cette enquête permettra également de découvrir et étudier la séroprévalence et les comportements de populations diverses, et notamment des populations vulnérables sur le plan des conditions de vie socio-économiques qui peuvent compliquer l’application des mesures de confinement et distanciation physique et l’accès aux soins.
L’opportunité n’est demandée que pour les enquêtes statistiques du dispositif.
La phase 0 d’EpiCov permettra à la fois de répondre à la demande politique de court terme, mais aussi de proposer et envoyer à tous les sujets un kit d’auto-prélèvement à domicile sous réserve de leur accord obtenu à la fin du questionnaire initial (internet ou téléphone).
Le questionnaire d’EpiCov phase 0 s’appuiera sur celui de Sapris pour assurer une comparabilité de questionnement sur les symptômes du coronavirus, les facteurs de risque aggravant la maladie (comorbidités par exemple) et les conditions de confinement.
La première vague de collecte a eu lieu entre le 2 mai et le 1er juin. Les premiers résultats à partir des réponses aux questionnaires et des sérologies ont été publiés à l’échelle nationale en octobre 2020, plus tardivement que prévu en raison du délai nécessaire pour obtenir les résultats des analyses sérologiques et pour interpréter convenablement les données des questionnaires.
La concertation autour de l’enquête a dû se mettre en place dans des délais extraordinairement courts. En particulier, la concertation avec les partenaires sociaux n’a pas pu être mise en place. Le groupe de travail autour de cette enquête associe des membres de la Drees, l’Inserm (notamment CESP), l’Insee, l’Ined, Santé publique France (notamment UMR Vitrome et unité Enquêtes). Il s’est réuni 6 fois : le 24, 25, 26, 27, 31 mars 2020 et le 2 avril 2020.
Une réunion plus spécifique entre la Drees, l’Inserm et l’Insee concernant le plan de sondage a eu lieu le 3 avril 2020. Le groupe décisionnaire concernant la phase 0 de cette enquête est composé de la Drees, l’Inserm et l’Insee. Il s’est réuni 2 fois : le 2 avril 2020 et le 6 avril 2020.
Co-Maîtrise d’ouvrage Drees – Inserm (Centre d’épidémiologie et de santé des populations (CESP), Inserm U 1018, 94800 Villejuif). Concertations menées avec Santé publique France, l’Ined et l’Insee Maîtrise d’ouvrage Inserm pour la partie prélèvements biologiques
La deuxième vague de l’enquête (dite T2) aura lieu du 26 octobre à fin novembre 2020, en réinterrogeant les personnes ayant répondu en vague 1 (135 000 répondants). L’ensemble des personnes interrogées se verra proposer un kit d’auto-prélèvement pour réaliser une analyse sérologique, et une partie d’entre elles, échantillonnée aléatoirement à partir du plan de sondage réalisé pour la vague 1, recevra un kit pour chaque membre de son foyer âgé de 6 ans ou plus : cette analyse croisée des sérologies au sein d’un ménage permettra d’estimer l’ampleur des contaminations intra-familiales.
EpiCov couvre la France métropolitaine, la Guadeloupe, la Martinique et La Réunion. En ce qui concerne la Guyane et Mayotte, le taux de couverture -plus faible- de la base de sondage (Fidéli), le taux d’équipement internet et la multiplicité des langues présentes sur ces territoires ne permettent pas d’obtenir des résultats représentatifs pour une enquête par internet et par téléphone. L’enquête sera représentative au niveau départemental (y compris dans les DOM enquêtés), et dans les aires urbaines de plus de 600 000 habitants, ainsi que dans l’aire urbaine de Mulhouse (point de départ de l’épidémie en France).
La collecte sera multimode pour tirer parti des informations de contact disponibles dans Fidéli (adresses postales, 70 % des logements avec au moins une adresse mail, 70 % des logements avec au moins un numéro de téléphone dont 45 % avec au moins un portable) dans le calendrier restreint de cette enquête. Il est envisagé :
● une annonce de l’enquête via courrier postal ;
● un envoi en parallèle de mails et de SMS lorsque c’est possible pour annoncer l’enquête ;
● des relances mail et SMS (trois pendant la durée de la collecte) , ne dépendant pas du mode initial de contact de manière à augmenter les chances d’atteindre les sujets échantillonnés;
● un questionnaire renseignable via internet et une possibilité de le remplir par téléphone en fonction de la disponibilité des plateaux d’enquêteurs ; cette possibilité pourrait être offerte à un sous-échantillon ciblé, par exemple les plus âgés dont on dispose d’un numéro de téléphone ou ceux qui n’ont qu’un numéro de fixe dans Fidéli.
Arriver à proposer l’enquête phase 0 à la personne échantillonnée pourra nécessiter un contact en deux étapes. En effet, le bon taux de mails et de numéros de téléphone dans Fidéli concerne le foyer et pas nécessairement la personne échantillonnée dans le foyer (cela peut concerner le conjoint par exemple). Ainsi, l’invitation à participer à l’enquête sera envoyée au contact, à charge pour lui de rediriger l’invitation vers la personne indiquée (la personne échantillonnée). Les données de l’enquête seront enrichies des données de tests d’immunité et des données des questionnaires ultérieurs. Un appariement sera ultérieurement mis en place avec le Système national des données de santé (SNDS) à partir de l’état civil complet disponible dans Fidéli.
Le recours à des tests biologiques sera mentionné dès la lettre-avis de l’enquête. Au cours du questionnaire, le dispositif sera présenté à l’enquêté et il pourra accepter ou refuser de recevoir un kit de prélèvement. Le kit lui sera ensuite envoyé. Le courrier accompagnant le kit précisera que le renvoi du prélèvement (une goutte de sang sur un buvard) vaut consentement à la recherche, ce consentement étant obligatoire pour les recherches en santé impliquant la personne humaine.
La collecte sera assurée par un prestataire privé. Un marché cadre avec un prestataire habituel de réalisation des grandes enquêtes de la statistique publique ou l’Ugap sera utilisé pour pouvoir mettre en œuvre l’enquête dans les délais, et devra se coordonner avec le ou les prestataires chargé de l’envoi des kits d’autoprélèvements. L’Insee sera également mobilisé pour le tirage de l’échantillon.
Pour assurer une bonne passation via internet, le questionnaire de la phase 0 ne durera pas plus de 30 minutes en moyenne. Ces questions sont issues du questionnaire SAPRIS. Le recueil est centré sur les symptômes du COVID-19 et les facteurs de risque pour ce virus (corpulence, grossesse éventuelle, comorbidités), sur le recours aux soins, la santé mentale, la composition du ménage, le lieu d’habitation, la situation professionnelle, la vie quotidienne, etc.). Des questions seront introduites pour les besoins des redressements de l’enquête (calages notamment).
Les 135 000 participants à la première vague seront recontactés afin de répondre une nouvelle fois à un questionnaire d’une trentaine de minutes, par Internet ou par téléphone. À l’issue de ce questionnaire, il leur sera proposé de recevoir du matériel pour réaliser un auto-prélèvement sanguin qui servira à tester leur statut immunitaire. L’ensemble des participants pourront réaliser ce test, et une partie d’entre eux auront l’occasion d’obtenir un kit pour tester la sérologie des autres membres de leur ménage (âgés de 6 ans ou plus). Ces prélèvements ne seront pas obligatoires.