Avis du Cnis
Intérêt général Du 01/01/2024
au 31/12/2025
Date de l'avis : 25/05/2023
Organe d'avis : Commission Emploi, qualification et revenus du travail
Intérêt général
Dernier VISA délivré : 2024X061TV
Dernière mise à jour :
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Intérêt général Du 01/01/2024
au 31/12/2025
Date de l'avis : 25/05/2023
Organe d'avis : Commission Emploi, qualification et revenus du travail
Conformité Du 01/01/2024
au 31/12/2025
Date d'examen : 24/04/2024
Commission d’examen : Entreprises
Qualité statistique avec obligation
Enquête « Conditions de travail – risques psychosociaux » (CT-RPS 2024)
SSM Travail - Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares)
SSM Fonction publique
Périodicité Ponctuelle ou pluri-annuelle
Unité enquêtée Individu ou Ménages
Champ géographique France
L’enquête comprend deux volets. Le premier volet a pour unité statistique enquêtée des individus. Le champ de ce volet est composé des individus de 15 ans ou plus actifs occupés au moment de la collecte.
Le second volet a pour unité statistique enquêtée des établissements employeurs. Le champ statistique de ce volet est l’ensemble des établissements, tous secteurs confondus.
Afin de permettre une analyse plus fine de certains secteurs d’activité, à savoir les agents des trois versants de la fonction publique et les professions du secteur médico-social, la Drees et la DGAFP financent des surreprésentations par ajout de fiches-adresses supplémentaires, comme cela avait été fait pour les éditions précédentes. Les extensions permettront de surreprésenter certaines sous-populations salariées sans modifier le champ de l’enquête.
Le questionnaire soumis à ces échantillons supplémentaires sera identique à celui de l’échantillon principal.
Non
Obligatoire
L’enquête « Conditions de travail et risques psychosociaux 2024 » se situera dans la continuité des éditions précédentes. C’est la seule enquête sur les conditions de travail de cette ampleur et portant sur l’ensemble des actifs occupés. Le champ large de l’enquête et la taille de son échantillon permettent des analyses fines par catégorie socioprofessionnelle et secteur d’activité. Sa reconduction depuis plus de 40 ans permet, par ailleurs, de disposer de la profondeur temporelle nécessaire pour apprécier les évolutions récentes.
Cette nouvelle édition aura un focus « Risques psychosociaux », comme l’édition 2016, alors que l’édition 2019 avait un focus « Conditions de travail ». Cette alternance est conforme aux recommandations du Collège d’expertise de 2011 sur le suivi statistique des risques psychosociaux au travail.
Depuis l’édition 2013, l’enquête se compose de deux volets, un volet Individus, couplé à un volet Employeurs.
Individus :
Le volet Individus se donne pour objectif de décrire les conditions de travail et particulièrement les risques liés à l’intensité du travail, aux exigences émotionnelles, à une autonomie insuffisante, à la mauvaise qualité des rapports sociaux au travail, aux conflits de valeurs et à l’insécurité de la situation de travail.
Tout comme pour les enquêtes précédentes, il est souhaité d’apparier les données individuelles de l’enquête aux données individuelles du fichier du système national des données de santé (SNDS) de la caisse nationale d’assurance-maladie (Cnam), afin de connaitre les consommations médicales, les maladies professionnelles et les accidents du travail des répondants à l’enquête sans avoir à passer un questionnaire lourd sur ce sujet et en évitant les effets de mémoire. Cette demande sera faite au comité éthique et scientifique pour les recherches, les études et les évaluations dans le domaine de la santé (Cesrees) et à la commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil).
De plus, il est envisagé d’apparier l’édition de 2024 avec les données de la déclaration sociale nominative (DSN). Cela permettrait de collecter des informations sur le ou les emplois du salarié enquêté (type de contrat, arrêts de travail, motif de fin de contrat), et l’établissement qui l’emploie (caractéristiques de la main-d’œuvre, recours à l’intérim, etc.), sans alourdir les questionnaires individus ou employeurs.
L’enquête CT-RPS 2024 propose également l’initiation d’un nouveau panel tournant qui permettra un suivi sur trois éditions d’une partie des répondants. Le suivi en panel permet d’approfondir l’analyse de la dynamique entre conditions de travail, santé et trajectoires professionnelles.
Employeurs :
Comme pour les enquêtes précédentes depuis 2013, une enquête complémentaire auprès des employeurs sera réalisée afin de récolter des informations sur les pratiques de prévention des risques dans les entreprises, l’organisation générale du travail, les changements organisationnels et technologiques, et aussi les relations des entreprises avec leur environnement (groupes, sous-traitants). Dès lors qu’un enquêté pour le volet Individus sera salarié d’un établissement de 10 salariés ou plus, cet établissement employeur sera intégré à l’échantillon du volet Employeurs et sera contacté pour être enquêté. Cela constituera l’échantillon principal du volet Employeurs. Pour cette partie « couplée » employeur-salarié, il s’agit d’éclairer les conditions de travail des salariés par la situation et les politiques de l’entreprise, notamment en matière de prévention, et de comparer les points de vue des employeurs et des salariés.
Un échantillon complémentaire d’établissements de toutes tailles sera tiré dans SIRUS. Ces établissements auront un questionnaire identique à ceux de l’échantillon principal. L’empilement des deux échantillons, le principal et le complémentaire, permettra de couvrir tous les établissements, y compris ceux de moins de 10 salariés, et d’assurer la représentativité statistique du volet Employeurs. Il pourra ainsi être utilisé de façon indépendante pour décrire l’organisation du travail et les pratiques de prévention du point de vue des employeurs.
L’enquête « Conditions de travail et risques psychosociaux 2024 » s’inscrit dans la continuité des enquêtes Conditions de travail, menées, depuis bientôt 50 ans par la Dares. L’ensemble de ces enquêtes fournissent des indicateurs de qualité, à la fois sur le temps long et sur un champ large qui comprend l’ensemble des actifs occupés en France. Ces qualités permettent des analyses fines et précises sur les conditions de travail et ainsi de faire émerger de nouvelles problématiques de recherche sur le travail.
De plus, l’édition de 2024 à coloration « risques psychosociaux », la deuxième de son genre, va compléter et actualiser les informations sur les risques psychosociaux établies par l’enquête de 2016 selon les recommandations du collège d’expertise. La confrontation des deux enquêtes, réalisées avant et après la crise sanitaire, permettra de mesurer les changements intervenus et leurs conséquences sur l’exposition aux facteurs psychosociaux de risque.
L’enquête se situera ainsi en partie dans la continuité des enquêtes TraCov I et II et elle bénéficiera des enseignements tirés de ces deux enquêtes. Elles ont été réalisées par la Dares, par questionnaire internet ou papier pour Tracov I, par questionnaire internet ou entretien téléphonique pour TraCov II. La première enquête TraCov, collectée en 2021, a permis de documenter l’impact de la crise sanitaire sur les conditions de travail, avec un questionnaire inspiré des enquêtes Conditions de travail et invitant les enquêtés à comparer leur situation avant et pendant la crise sanitaire. La seconde enquête TraCov vise pour sa part à donner une première mesure des effets durables de la crise sanitaire sur les conditions de travail et des changements dans les modes d’organisation du travail survenus à son occasion, en premier lieu le développement du télétravail. La collecte a eu lieu début 2023 et les premiers résultats seront publiés fin 2023.
Ces deux enquêtes ont été pensées comme ponctuelles : leurs résultats ne peuvent être directement comparés à ceux des enquêtes Conditions de travail historiques. De plus, la taille limitée du questionnaire de ces enquêtes, due à leur mode de collecte, borne les possibilités d’analyse et occulte certaines dimensions des conditions de travail. Enfin ces enquêtes avaient pour but de rendre compte des conditions de travail pendant un événement spécifique, la crise sanitaire. En particulier pour TraCov I, ce champ d’étude restreint a largement orienté les questions, et nombre d’entre elles ont depuis perdu de leur pertinence.
Les enquêtes Sumer (Surveillance médicale des expositions des salariés aux risques professionnels) menées par la Dares avec la DGT (Inspection médicale du travail) et réalisées par les médecins du travail constituent un autre dispositif clé d’observation des conditions de travail et des risques professionnels, complémentaire aux enquêtes conditions de travail. Elles permettent en effet de recueillir des informations beaucoup plus détaillées sur les expositions aux contraintes physiques, aux agents chimiques ou biologiques, qu’elles permettent de relier avec les contraintes organisationnelles, relationnelles et psychosociales, pour mettre en évidence les situations de poly-expositions. Cependant, elles ne concernent que les salariés suivis régulièrement par la médecine du travail, excluant donc les non-salariés et les salariés de particuliers employeurs. En outre elles ne fournissent pas d’information sur les entreprises qui emploient les salariés enquêtés. La prochaine édition aura lieu en 2025.
D’autres enquêtes de la statistique publique abordent la question des conditions de travail sans que ce soit leur thème principal. C’est le cas de plusieurs enquêtes menées par l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques). L’enquête Emploi en continu comprend ainsi quelques questions sur le temps de travail, les horaires atypiques (travail de nuit, le week-end), le travail à domicile et le télétravail. L’enquête Emploi du temps s’intéresse elle aussi beaucoup à l’organisation du temps de travail, mais aussi aux questions de conciliation entre vie privée et vie professionnelle. Sa prochaine édition prévue en 2025-2026 devrait consacrer plusieurs questions à l’analyse du télétravail. Les enquêtes « Trajectoires et origines » comprennent aussi quelques questions, principalement orientées vers l’analyse des discriminations au travail. La pratique du télétravail fera l’objet prochainement d’une question du bulletin individuel de recensement. Toutes ces enquêtes apportent donc des informations complémentaires. Le recours aux données administratives permet lui aussi d’avoir des éclairages, par exemples sur les accidents de travail et les maladies professionnelles, sur le bénéfice du compte pénibilité, ou d’autres dispositifs de politiques publiques. Les enquêtes Conditions de travail restent néanmoins les seules à permettre une vue complète des conditions de travail et des expositions aux risques psychosociaux sur l’ensemble des personnes en emploi.
Au niveau européen, la Fondation de Dublin pour l’amélioration des conditions de travail et de vie mène tous les cinq ans depuis 1991 l’Enquête européenne sur les conditions de travail (EWCS), dont le questionnaire s’est au départ largement inspiré de l’enquête française. La dernière édition date de 2015 et une nouvelle édition est prévue pour 2024. Cette enquête s’appuie toutefois sur des échantillons nationaux de petite taille (1 500 enquêtés pour la France en 2015), ce qui ne lui permet pas de donner des résultats robustes et détaillés par pays. Elle permet néanmoins des comparaisons très intéressantes et utiles avec d’autres pays européens sur des thématiques proches de l’enquête condition de travail.
L’enquête « Conditions de travail et risques psychosociaux 2024 » s’inscrit dans la continuité des enquêtes conditions de travail menées par la Dares depuis 1978 et réalisées tous les sept ans, puis tous les trois ans depuis 2013. Le Covid-19 a rendu impossible la collecte en 2022 et a donc nécessité le décalage de l’enquête en 2024. L’édition 2024 est donc la neuvième enquête réalisée par la Dares sur les conditions de travail. Cette édition est la seconde à avoir une dominante « risques psychosociaux », après celle de 2016. Elle est donc, comme l’enquête de 2016, le résultat des recommandations du Collège d’expertise sur le suivi statistique sur les risques psychosociaux au travail, réuni en 2009-2010 à la demande du ministre chargé du travail.
Le champ de l’enquête a été progressivement étendu : aux non-salariés depuis 1991, aux départements d’outre-mer hors Mayotte depuis 2013, à Mayotte en 2019.
Le volet Employeurs s’affirme également dans une continuité temporelle, puisqu’il existe depuis 2013.
Des extensions sont prévues en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à Mayotte et à La Réunion. Il est prévu qu’elles soient co-financées par la Direction générale des Outre-mer (DGOM), au sein de l’accord-cadre liant l’Insee et la DGOM. Cela permettra une analyse plus fine des conditions de travail et des risques psychosociaux dans ces territoires, sans modifier le champ de l’enquête. Des extensions avaient été réalisées une première fois pour l’édition 2013 (sauf à Mayotte), ce qui permettra d’analyser les évolutions des conditions de travail dans les territoires concernés. 7 500 fiches-adresses supplémentaires seront attribuées à ces extensions géographiques.
L’édition 2019 de l’enquête Conditions de travail a donné lieu à de multiples restitutions et publications :
La valorisation de l’enquête de 2019 reste cependant encore limitée : la crise sanitaire a perturbé les programmes de travail, et les données ont été disponibles relativement récemment. De nombreux travaux de recherche qui s’appuient sur les données de l’enquête sont toujours en cours. Le volet Individus de l’enquête 2019 a fait l’objet de 117 demandes auprès de l’Adisp en 2021 et 2022. En avril 2023, 39 projets de recherche sont répertoriés par le centre d’accès sécurisé aux données (Casd) comme utilisant le volet Individus et 36 projets comme utilisant le volet Employeurs. Les données de santé appariées à l’édition 2019 seront disponibles prochainement, ce qui devrait aussi générer le lancement de nouveaux projets.
Un comité de concertation va être constitué afin de recueillir le point de vue des partenaires sociaux. La première réunion se tiendra au quatrième trimestre 2023.
Direction générale des outre-mer.
Un comité scientifique a été constitué, il se réunira à plusieurs reprises. Il rassemble des personnalités scientifiques et permet de recueillir l’avis de différentes institutions concernées par les thématiques abordées par l’enquête.
Il est composé de :
Marie Benedetto-Meyer (Dares), Pierre Berastegui (Etui), Maëlezig Bigi (Cnam), Sylvie Blasco (Université Le Mans), Stéphanie Boini (INRS), Karine Briard (Dares), Juan Sebastian Carbonnell (Université Paris Saclay), Damien Cartron (CMH-Cnrs), Laura Castell (Insee), Bénédicte Casteran-Sacreste (DGAFP), Daphné Chedorge (DGAFP), Michaël Cottin (DGT), Thomas Coutrot (Ires), Alizée Delpierre (Sciences Po), Vanessa Di Paola (Cereq, Université d’Aix-Marseille), Sylvie Hamon-Cholet (Cnam-CEET), Anne Lambert (Ined), Valérie Langevin (INRS), Pascale Lengagne (Irdes), Céline Mardon (Cnam-CEET), Pierre Mathieu (Université Clermont Auvergne), Stéphanie Moullet (IRT Marseille), Anne-Marie Nicot (Anact), Brice Nocenti (Université de Strasbourg), Ariane Pailhé (Ined), Camille Parent (Drees), Agnes Parent-Thirion (Eurofound), Delphine Remillon (Ined), Jehanne Richet (Drees), Layla Ricroch (Drees), Thierry Rousseau (Anact), Gabrielle Schütz (Laboratoire Printemps), Rachel Silvera (Université Paris Nanterre), Emilie Vayre (Université Lumière Lyon 2), Noémie Vergier (Drees), Sandra Zilloniz (Ministère de l’intérieur).
Un comité de pilotage et un comité de suivi ont été constitués associant la Dares, la Drees, la DGAFP et l’Insee pour préparer la réalisation de l’enquête CT-RPS 2024.
Les principaux thèmes abordés dans le volet Individus de l’enquête seront :
Le questionnaire permettra de mesurer l’exposition aux facteurs de risques psychosociaux en couvrant l’ensemble des dimensions répertoriées par le Collège d’expertise déjà cité.
Le volet Employeurs, quant à lui, abordera principalement :
La périodicité de l’enquête était de 3 ans sur le cycle précédent (2013-2016-2019) mais il est envisagé de passer à une périodicité de 4 ans à partir de 2024.
Pour l’édition 2024, la collecte du volet Individus s’effectuera de juillet 2024 à mi-janvier 2025 (jusqu’en avril 2025 dans les départements et régions d’outre-mer).
La collecte du volet Employeurs s’effectuera par lots d’août 2024 à novembre 2025.
France entière. La DGOM finance des échantillons supplémentaires dans les 5 départements et régions d’outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte), sans modifier le champ de l’enquête et avec un questionnaire identique.
Le volet Individus sera effectué en face-à-face, à la suite duquel l’auto-questionnaire qui porte sur les questions les plus sensibles sera auto-administré par l’enquêté à l’aide d’un casque audio (« audio-casi »). Cet auto-questionnaire sera disponible en plusieurs langues, au choix de l’enquêté.
Le volet Employeurs sera réalisé par voie postale, avec des relances téléphoniques et/ou mail et la possibilité pour les entreprises de répondre sur internet.
L’enquête comprend deux volets : un volet Individus dont la maîtrise d’œuvre est assurée par l’Insee et un volet Employeurs dont la collecte sera confiée à un prestataire sélectionné par appel d’offres.
Le temps de réponse pour un individu sera d’une heure au maximum (une heure quarante-cinq au maximum pour deux individus du même ménage). En cas d’interrogation de deux individus, l’enquêteur pourra réaliser l’enquête en deux visites. L’entretien « par procuration » n’est pas autorisé.
L’enquête auprès des employeurs comportera au maximum 8 pages (une soixantaine de questions, environ 45 minutes).
L’échantillon principal du volet Individus sera tiré par l’Insee dans la base de sondage Fidéli 2 millésime 2022 au niveau des logements.
Les sur-échantillons de la Drees et de la DGAFP du volet Individus seront tirés dans la base de sondage Base Tous Salariés 2021, au niveau des individus.
Le tirage de l’échantillon principal s’effectue au niveau des logements ordinaires dont au moins un individu perçoit un salaire, un traitement, une allocation de chômage ou une pré-retraite (afin d’approcher les individus actifs et proches de l’emploi) ou au moins un occupant du logement est âgé de moins de 60 ans, dans l’année couverte par la base de sondage (2022).
En ce qui concerne le volet Employeurs, afin de garantir la confidentialité des salariés vis-à-vis de leur employeur, on distinguera les modalités d’échantillonnage selon la taille de l’établissement employeur.
L’échantillon sera constitué de 2 sources différentes :
La méthode est un sondage aléatoire simple stratifié.
| Type | Diffusé | Date prévue après milésime | Commentaires |
|---|---|---|---|
| Résultats statistiques | Non | La publication des premiers résultats du volet Individus aura lieu mi-2025. La première publication sera une étude au format Dares Analyses présentant les évolutions des risques psychosociaux et situations de violence au travail par rapport à 2016. Pour le volet Employeurs, les premiers résultats seront publiés mi-2026 également au format Dares Analyses et portera sur l’évolution des pratiques de prévention des établissements. |
Dernière mise à jour :
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Intérêt général Du 01/01/2018
au 31/12/2019
Date de l'avis : 04/05/2017
Organe d'avis : Commission Emploi, qualification et revenus du travail
Conformité Du 01/01/2018
au 31/12/2019
Date d'examen : 24/01/2018
Commission d’examen : Ménages
Qualité statistique avec obligation
Enquête « Conditions de Travail » - CT 2019
SSM Travail - Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares)
SSM Santé et solidarités - Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees)
Périodicité Ponctuelle ou pluri-annuelle
Unité enquêtée Individu ou Ménages
Champ géographique France hors Mayotte
Le champ du volet individu de l’enquête (enquête principale) est l’ensemble des actifs occupés en 2019. Les répondants de CT-RPS2016 actifs occupés en 2019 seront réinterrogés au titre de l’enquête principale. Pour les entrants, les actifs en emploi des ménages sélectionnés seront donc échantillonnés. Pour limiter la charge d’enquête du ménage, un tirage aléatoire sera effectué pour sélectionner au maximum deux répondants par ménage.
Le champ du volet panel de l’enquête est l’ensemble des individus interrogés en 2016, y compris les personnes éloignées de l’emploi en 2019 (chômage, jeunes retraités,…) mais hors personnes retraitées inactives en 2016. Le questionnaire soumis aux personnes éloignées de l’emploi sera adapté et raccourci par rapport à celui de l’enquête auprès des actifs occupés.
Afin de permettre une analyse plus fine de certains secteurs d’activité, à savoir les salariés du public et les professions de santé, la Drees et la DGAFP financent des surreprésentations par ajout de fiches-adresses supplémentaires, comme cela avait été fait pour l’enquête Conditions de travail 2013 et CT-RPS 2016. Les extensions permettront de surreprésenter certaines sous-populations salariées sans modifier le champ de l’enquête.
Le questionnaire soumis à ces échantillons supplémentaires sera identique à celui de l’échantillon principal.
Le champ du volet employeur est, comme pour les enquêtes Conditions de travail 2013 et CT-RPS 2016, l’ensemble des établissements, tous secteurs confondus. Le questionnaire sera décliné en trois modèles : secteur marchand et associatif, secteur hospitalier, reste de la fonction publique (État et collectivités locales). Un socle commun de questions sera posé à tous les établissements, suivi de modules spécifiques aux trois secteurs.
Non
Obligatoire
L’enquête Conditions de travail 2019 se situera dans la continuité des éditions précédentes. L’enquête Conditions de travail est la seule enquête sur les conditions de travail de cette ampleur et portant sur l’ensemble des actifs occupés. Le champ large de l’enquête et la taille de son échantillon permettent des analyses fines par catégorie socioprofessionnelle et secteur d’activité. Sa reconduction depuis 40 ans permet, par ailleurs, de disposer de la profondeur temporelle nécessaire pour apprécier les évolutions récentes.
L’enquête Conditions de travail est un élément clé du dispositif de connaissance des conditions de travail : la profondeur temporelle du dispositif et la couverture de l’ensemble des actifs occupés constituent ses principaux atouts. Elle a permis de documenter l’évolution du travail depuis 40 ans et elle a accompagné l’émergence de nouvelles questions de recherche sur le travail.
Le volet CT-RPS mené avec la Drees et la DGAFP est la concrétisation des recommandations du Collège d’expertise sur le suivi statistique des risques psychosociaux au travail (rapport Gollac). Sa première édition s’est déroulée d’octobre 2015 à juin 2016. L’échantillon et le protocole de collecte de cette nouvelle enquête sont analogues à celui de l’enquête sur les conditions de travail pour permettre une comparaison et un suivi en panel. Le questionnaire partage en effet un grand nombre de questions avec celui de l’enquête Conditions de travail 2013, même s’il intègre un nombre limité de questions sur les conditions physiques de travail. Il permet en revanche des approfondissements sur les risques psychosociaux grâce à l’introduction de nombreuses questions conformément aux recommandations du rapport Gollac. L’enquête Conditions de travail permet quant à elle des approfondissements sur les horaires et l’organisation du travail, les contraintes physiques et la prévention des risques. Elle couvre également l’ensemble des dimensions des risques psychosociaux mais avec un nombre plus réduit de questions.
L’enquête SUMER (Surveillance médicale des expositions aux risques professionnels) menée avec la DGT (Inspection médicale du travail) et réalisée par les médecins du travail, permet de recueillir des informations très précises sur les expositions professionnelles. Cependant, elle ne concerne que les salariés suivis régulièrement par la médecine du travail, excluant donc les non-salariés et les salariés de particuliers employeurs. En outre elle ne fournit pas d’information sur les entreprises qui emploient les salariés enquêtés. La dernière édition se déroule d’avril 2016 à mi-2017.
D’autres enquêtes ont nourri les analyses et recherches sur la santé au travail. L’enquête SIP (Santé et itinéraire professionnel) menée par l’Insee pour la Dares et la Drees en 2006 et 2010, a retracé lesinteractions entre les conditions de travail et d’emploi et la santé des personnes tout au long de leur carrière professionnelle, mais n’a pas vocation à être répétée. De même l’enquête COI-TIC (Changements organisationnels informatisation) coordonnée par le CEE, en collaboration avec la Dares, la Drees et la DGAFP, a été réalisée en 1997 et 2007 ; elle ne portait que sur les salariés des entreprises de 20 salariés et plus. Enquête couplée salariés / entreprises, elle a permis de mettre en perspective les conditions de travail vécues par les salariés et les outils organisationnels et technologiques déployés par les entreprises. Ces enquêtes innovantes ont beaucoup alimenté la réflexion pour l’élaboration du dispositif d’enquête CT-RPS.
Enfin au niveau européen, la Fondation de Dublin pour l’amélioration des conditions de travail et de vie mène tous les cinq ans depuis 1991 l’Enquête européenne sur les conditions de travail (EWCS), dont le questionnaire s’est au départ largement inspiré de l’enquête française. Cette enquête s’appuie toutefois sur des échantillons nationaux de petite taille (3000 enquêtés pour la France depuis 2010), ce qui ne lui permet pas de donner des résultats robustes et détaillés par pays. Elle permet néanmoins des comparaisons très intéressantes avec d’autres pays européens.
Après les éditions de 1978, 1984, 1991, 1998, 2005, 2013, 2016, CT 2019 constituera le huitième point d’une série d’enquêtes reconduites tous les sept et maintenant trois ans. L’enquête est désormais menée en panel tous les trois ans, avec une alternance entre une dominante « conditions de travail » (2013 et 2019) et une dominante « risques psychosociaux » (CT-RPS dont la première édition s’est déroulée en 2015-2016).
L’édition 2013 de l’enquête Conditions de travail a donné lieu à de nombreuses restitutions :
6 publications courtes de la Dares (« Dares Analyses ») ;
des séries statistiques de l’ensemble des résultats publiées sur le site Internet du ministère du travail ;
des fiches dans plusieurs rapports de la collection Insee Référence, les rapports sur l’état de santé de la population 2015 et 2017 ;
Trois articles dans les rapports de la Drees ou de la DGAFP ;
2 publications courtes de l’Insee sur les DOM (« Insee Analyses ») ;
5 rapports de recherche de post-enquêtes qualitatives et quantitatives ;
un colloque « Eclairages sur la Qualité du Travail » organisé en 2016 ;
Plusieurs travaux de recherche qui s’appuient sur les données de l’enquête sont toujours en cours, dont tous ceux conduits par des équipes qui y ont eu accès via le centre Quételet.
L’édition « CT-RPS » de 2016 est en cours de redressement et de pondération, les premiers résultats seront publiés à la mi 2017.
Un comité scientifique a été constitué pour la préparation des questionnaires des volets individus et employeurs. Il s’est réuni en séance plénière les 5 janvier et 22 mars 2017 et à cinq reprises en groupes de travail entre ces deux dates. Ce comité scientifique rassemble des personnalités scientifiques (liste ci-jointe en annexe) et permet de recueillir l’avis de différentes institutions concernées par l’enquête : Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail, Direction générale du travail, Conseil d’orientation sur les conditions de travail, Collège d’expertise sur le suivi statistique des risques psychosociaux au travail, Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques du ministère de la Santé, la Direction générale de l’administration et de la fonction publique .
Un comité de concertation a été constitué afin de recueillir le point de vue des partenaires sociaux (liste ci-jointe en annexe). La première réunion s’est tenue le 8 mars 2017.
Un comité de pilotage et un comité de suivi ont été constitués associant la Dares, la Drees, la DGAFP et l’Insee pour préparer la réalisation du volet « Individus ». Le séminaire de lancement s’est tenu le 24 novembre 2017.
Le volet « Individus » vise à cerner au plus près le travail tel qu’il est perçu par le travailleur, à la différence du travail tel qu’il peut être prescrit par l’entreprise ou l’employeur. Les principaux thèmes abordés dans le volet « Individus » de l’enquête seront :
– l’activité professionnelle,
– les horaires et l’organisation du temps de travail,
– l’organisation, les rythmes et les moyens de travail,
– les risques, les contraintes physiques et leur prévention,
– les contraintes psychosociales, les relations avec le public, la violence au travail,
– le parcours professionnel et familial,
– la santé physique et mentale.
Un auto-questionnaire, rempli par l’enquêté, permettra de mesurer l’exposition aux risques psycho-sociaux selon les grilles d’analyse internationalement reconnues, et en cohérence avec les recommandations du Collège d’expertise sur le suivi statistique des risques psychosociaux au travail.
Depuis 2013, un panel a été mis en place pour permettre un suivi tous les trois ans sur un grand nombre de questions communes aux deux enquêtes et l’étude des trajectoires individuelles. Tous les répondants à l’enquête CT-RPS 2016 seront réinterrogés, y compris les personnes inactives pour qui le questionnaire sera allégé et adapté. Le panel sera rafraîchi par des entrants pour garantir la représentativité de l’échantillon. Ce dispositif permettra donc à la fois une analyse en coupe des conditions de travail des actifs occupés en 2016 et en panel, pour approfondir l’analyse de la dynamique entre conditions de travail, santé et trajectoires professionnelles.
La collecte du volet « Individus » est prévue pour durer huit à neuf mois d’octobre 2018 à mai-juin 2019. Le volet « Employeurs » sera réalisé à la suite, dans le délai le plus bref possible.
Le volet « Individus » sera réalisé en face-à-face. En fin d’entretien, une partie auto-remplie par l’enquêté avec un casque audio (en « audio-casi ») sera proposée pour les questions les plus sensibles.
Le volet « Employeurs » sera réalisé par voie postale, avec des relances téléphoniques et/ou mail et la possibilité pour les entreprises de répondre sur internet.
Le temps de réponse pour un individu sera d’une heure au maximum (une heure quarante-cinq au maximum pour deux individus du même ménage). Dans ce cas, l’enquêteur pourra réaliser l’enquête en deux visites. L’entretien « par procuration » n’est pas autorisé, l’enquêteur pourra parfois être contraint à revenir pour enquêter le second individu.
L’enquête auprès des employeurs comportera au maximum 8 pages (une soixantaine de questions, environs 45 minutes).
L’échantillon d’entrants sera tiré dans le recensement de la population 2017 (Octopusse). Ceci facilitera le partage des poids et la correction de la non réponse car CT 2013 et CT-RPS 2016 ont également été tirées dans le RP. Il sera ainsi possible de surreprésenter les ménages comportant des jeunes et ceux résidant en Ile de France pour éviter la déformation de la population des répondants.
Pour les extensions, les échantillons seront tirés par les partenaires dans des bases individuelles de gestion (SIASP, DSN).
En ce qui concerne les employeurs, il existe une forte demande d’information sur la situation dans les très petites entreprises. Pour garantir la confidentialité des salariés répondants vis-à-vis de leur employeur, on distinguera les modalités d’échantillonnage selon la taille de l’établissement employeur. L’échantillon sera donc constitué de 2 sources différentes :
Les établissements employant des salariés ayant répondu au volet Actifs occupés, s’ils emploient 10 salariés ou plus.
Un échantillon aléatoire de 7 000 établissements environ, tiré dans « SIRUS » indépendamment du volet « Individus », sera constitué pour couvrir l’ensemble du champ des employeurs.
| Type | Diffusé | Date prévue après milésime | Commentaires |
|---|---|---|---|
| Résultats statistiques | Non | 2ème semestre 2020 |
Dernière mise à jour :
Retrouver plus d'information sur le cheminement d'une enquête sur cette page
Intérêt général Du 07/11/2013
au 31/12/2018
Date de l'avis : 07/11/2013
Organe d'avis : Intercommission
Conformité Du 01/01/2015
au 31/12/2017
Date d'examen : 12/11/2014
Commission d’examen : Ménages
Qualité statistique avec obligation
Enquête Risques psycho-sociaux (RPS) 2015-2016
SSM Travail - Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares)
Périodicité Ponctuelle ou pluri-annuelle
Champ géographique France hors Mayotte
La cible du volet « Actifs occupés » est constituée, comme l’enquête Conditions de travail, de l’ensemble des personnes ayant un emploi indépendant ou salarié, public ou privé, stable ou temporaire, âgées de 15 ans ou plus.
Le volet ” Employeurs ” est constitué à partir de deux sources : les employeurs des salariés interrogés lors du volet ” Actifs occupés “, et le fichier SIRENE pour un échantillon aléatoire complémentaire.
Non
Obligatoire
L’enquête Risques psychosociaux a trois objectifs principaux : mesurer l’exposition aux risques psychosociaux au travail, la durée, la répétitivité et la chronicité de ces facteurs de risque ; mesurer l’évolution des conditions de travail ; observer les causalités entre travail et santé.
Cette enquête comprend deux volets ; Les actifs occupés et les employeurs. Celui-ci vise à connaître et évaluer, du point de vue des employeurs, l’organisation et les conditions de travail, les innovations technologiques et organisationnelles, la gestion de la main d’oeuvre ainsi que la politique de prévention de l’ensemble des risques professionnels : physiques, chimiques, organisationnels, psychosociaux… Elle relèvera également les caractéristiques de l’établissement les plus susceptibles d’affecter les conditions de travail, ainsi que la place de l’entreprise ou l’administration sur son marché ou son secteur (relations inter-entreprises ou interadministrations
notamment).
L’enquête est nouvelle en 2015. L’enquête RPS 2015 est la concrétisation des recommandations du Collège d’expertise sur le suivi statistique sur les risques psychosociaux au travail, réuni en 2009-2010 à la demande du ministre chargé du travail. L’enquête Conditions de Travail 2012 (CT 2012) a constitué une première étape en ce sens.
Un comité scientifique a été constitué. Ses travaux ont permis de préparer le questionnaire et finaliser le protocole de l’enquête. Un comité de concertation a été constitué afin de recueillir le point de vue des partenaires sociaux.
Les principaux thèmes abordés dans le volet ” Actifs occupés ” de l’enquête sont :
– les horaires et l’organisation du temps de travail
– l’organisation et les rythmes de travail
– les risques, les pénibilités et leur prévention
– les contraintes psychosociales, les relations avec le public, la violence au travail
– l’état de santé perçu physique et mental.
– les questions plus sensibles (suicide, évènements marquants, discriminations
) sont regroupées dans un questionnaire auto-administré.
La collecte du volet ” Actifs occupés ” est prévue pour durer quatre mois de septembre à décembre 2015 et pourrait éventuellement se prolonger jusqu’en mars 2016. Le volet ” Employeurs ” serait collecté d’octobre 2015 à juin 2016
Le volet ” Actifs occupés ” sera réalisé en face-à-face, auprès de la personne interrogée en 2012 pour le panel et d’une ou deux personnes du ménage pour l’échantillon d’entrants. En fin d’entretien, une partie auto-remplie par l’enquêté avec un casque audio (en ” audio-casi “) sera proposée pour les questions les plus sensibles.
Le volet ” Employeurs ” sera réalisé par voie postale, avec des relances téléphoniques et/ ou mail et la possibilité pour les entreprises de répondre sur internet
Le volet ” actifs occupés ” dont la maîtrise d’uvre est assurée par l’Insee et le volet ” Employeurs ” dont la collecte sera confiée à un prestataire sélectionné par appel d’offres.
L’échantillon d’entrants sera tiré dans le RP 2014 (Octopusse).
Pour le volet ” Employeurs “, l’échantillon sera constitué de 2 sources différentes :
– Les établissements employant des salariés ayant répondu au volet Actifs occupés, s’ils emploient 10 salariés ou plus.
– Un échantillon aléatoire de 7 000 établissements environ, tiré dans ” Sirene ” indépendamment du volet ” Actifs occupés “, sera constitué pour compléter l’information.