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Présentation
Mis
en place au printemps 2008, le groupe de travail du Cnis sur les
groupes financiers a rendu ses conclusions à l’automne 2009.
Selon son mandat, il devait principalement prolonger les réflexions
du groupe de travail sur les « statistiques structurelles fondées
sur les groupes d’entreprises et leurs sous-groupes ». En
particulier, il était demandé que soit étudié comment
peuvent être transposées au secteur financier les
recommandations visant à développer une analyse en termes de
groupes et de sous-groupes plutôt qu’en termes de sociétés,
comme c’est le cas actuellement, pour les statistiques
structurelles d’entreprises.
Les
groupes financiers présentant des particularités qui les
distinguent nettement des groupes non financiers, à commencer
par l’obligation d’agrément à laquelle sont soumises leurs
différentes composantes ainsi que la régulation et la
surveillance dont celles-ci font le plus souvent l’objet. Le
rapport fait le point sur l’existant en matière d’analyse
des sociétés financières et propose différentes pistes pour
améliorer la connaissance et le suivi des groupes financiers.
Si les investigations du groupe de travail ont mis en évidence
la richesse des informations disponibles en la matière, elles
ont également montré qu‘il était nécessaire d'approfondir
l'analyse des « métiers » bancaires de manière à
en dégager des sous-groupes d’activités homogènes pour
l’ensemble des établissements. L’analyse des différentes
activités d’assurance est pour sa part plus facilement réalisable.
Le
groupe de travail a également étudié, à un niveau très agrégé,
les similitudes et différences entre les visions des activités
bancaires qu’en ont, chacun de leur côté, les professionnels
et la statistique publique. En effet, deux approches
concurrentes de l'activité coexistent pour ce secteur. La première
s’appuie sur la valeur ajoutée des comptes nationaux et la
seconde, privilégiée par les professionnels et les analystes
financiers, met l’accent sur le produit net bancaire. Des
travaux menés dans le cadre de ce groupe ont ainsi permis d'établir,
à partir des données comptables du secteur, une table de
passage permettant de réconcilier ces deux instruments de
mesure de l’activité bancaire.
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N°119
- Février 2010
101 pages
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